THE WORLD'S CHANGING
Il existe des êtres doués d'une intelligence supra-normale, des génies qui possèdent entre autres la faculté d'assumer n'importe quelle identité. Un jour, les chercheurs d'une entreprise appelée le Centre ont mis en isolement un de ces êtres, un jeune garçon nommé Jarod, et exploitèrent son génie pour des recherches secrètes. Mais un jour le caméléon leur échappa

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 Il n'est point de bonheur sans liberté.

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Caméléon


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Kassandra
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MessageSujet: Il n'est point de bonheur sans liberté.   Mer 30 Aoû - 14:33



Il n'est point de bonheur sans liberté

Ca y est, elle y était, elle pouvait sentir l’air frais de la nuit pour la première fois depuis vingt-quatre ans. Une légère brise fouettait son visage, ébouriffant quelque peu ses cheveux, et Kassy eut l’impression que c’était la chose la plus agréable qu’elle n’ait jamais ressentie. Elle pouvait enfin voir pour de vrai la lumière de la lune et des étoiles, et même si cette vision était quelque peu saccadée par les pas rapides de sa course, c’était tout de même magnifique. Elle n’en gardait pas moins à l’esprit la petite cavalerie à ses trousses, composée d’une poignée d’agents de sécurité qui sans doute passeraient un sale quart d’heure s’ils la laissaient s’échapper. Mais l’heure n’était pas à la compassion pour ces gens qui n’en avaient aucune pour elle. Elle n’avait pas le choix, si elle voulait que sa vie lui appartienne, il fallait fuir. Non, elle n’y retournerait pas, du moins pas sans se battre. Aussi agile qu’une panthère, Kassandra disparut dans la nuit, ses pas étant presqu’aussi rapides que son rythme cardiaque.

Cachée derrière un tronc d’arbre en bordure de route, le cœur battant la chamade et le souffle court, elle se surprit à avoir une petite pensée pour Stan. Il serait sans doute triste et déçu qu’elle se soit enfuie. Mais après plus de vingt ans passés au service du Centre, Kassy avait le rêve fou de vivre sa propre vie, et non celle des autres au travers des simulations. Stanley disait que son travail était bénéfique, qu’il aidait à sauver des personnes, mais pourquoi ne pourrait-elle pas le faire depuis l’extérieur ?
Le bruit d’un moteur de voiture se fit entendre. Pour avoir travaillé un nombre incalculable de fois sur des prototypes d’engins bien différents, elle était capable de reconnaître au son du moteur qu’il s’agissait là un véhicule assez lourd, du moins plus gros qu’une voiture citadine. Un pick-up dont elle ne parvenait pas à distinguer la couleur, avançait à faible allure. Aucun doute, ce n’était pas une voiture de l’un des employés du Centre. N’osant malgré tout pas se mettre au milieu de la route pour lui faire signe de s’arrêter, Kassy opta pour la solution discrétion : grimper à l’arrière du pick-up quand celui-ci passerait à proximité. Elle ignorait pourquoi le conducteur roulait aussi lentement, peut-être était-il fatigué, ou soul, ou perdu, peu importe, mais elle l’en remercia intérieurement. Avec un peu de chance, l’individu se rendrait assez loin du Centre. Une fois à bord, après être montée sans bruit, elle trouva une épaisse couverture roulée en boule, et se cacha dessous, espérant ne pas être repérée trop vite. Mais au vu de sa petite taille et la pénombre inhérente à la nuit, une fois allongée sous le tissu, l’affaire était réglée : elle se fondait parfaitement dans le petit décor que composait l’arrière du pick-up. Dissimulée sous cette couverture, le chemin lui parut interminable, si bien qu’elle finit par s’endormir…

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Asher Collins
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MessageSujet: Re: Il n'est point de bonheur sans liberté.   Ven 1 Sep - 0:17

IL N'EST POINT DE BONHEUR SANS LIBERTE



ft Kassandra


Mrs FITZGERALD, au téléphone, cigarette en bouche, ne ménageait pas ses efforts pour paraître un tant soit peu aimable. Elle tâchait de se montrer claire à l'encontre d'Asher. Son arrivée au Centre était imminente et ne pouvait se faire qu'à une seule condition et pas des moindres. En effet, l'ancien soldat devait ainsi accepter d'endosser l'un des postes d'enseignants encore vacant au sein de l'Institut Catherine Parker. Un arrangement en échange d'informations sur un passé qui faisait défaut au rustre. Somme toutes quelques choses de plus ou moins équitable, cependant la vision divergeait du côté de notre soldat peu habitué à ce que l'on ait besoin de lui dans un domaine comme celui de la pédagogie. Mais le jeune homme ne pouvait se dérober et devait par conséquent accepter sans broncher la proposition de l'une des têtes pensantes du Centre.

Après avoir longuement tiré sur sa cigarette qu'il jeta sans se soucier le moins du monde de ce que ce geste pouvait engendrer sur l'environnement, Ash récupéra le peu d'affaires qu'il avait en sa possession et balança le tout sans ménagement dans un sac à dos. Dehors, le soleil commençait déjà à mourir à petit feu, emportant avec lui, dans une chaleur torride, ses derniers rayons. La forte tête se para d'un débardeur blanc qui mettait en valeur les muscles qu'il s'évertuait à entretenir durant ses temps libres (quand il ne boit pas). Une fois paré, il quitta son logement de fortune et retrouva sa moto qui l'attendait patiemment à quelques mètres à peine. Après avoir jeté un ultime regard sur l'horizon, Asher chevaucha son fidèle destrier métallique et sous les derniers supplices du soleil dans le vaste horizon, l'ancien soldat entreprit un nouveau périple.

« -Un logement vous attends sur place ! »

« -Quel genre ?! »

« -Une maison. »

« -Je préfère le terre-à-terre ! Donnez-moi un mobil-home ! »



BLUE COVE, une semaine plus tard.

Le soleil, avait semblerait-il prit la décision de s'imposer dans le ciel de Blue Cove. La chaleur n'était pas aussi étouffante qu'en Californie, mais n'en était pas moins propice pour s'octroyer une petite sortie. Après avoir rangé le peu d'affaires qu'il avait en sa possession et investit son nouveau « chez lui » à la sortie de la ville, Asher entreprit de quitter son mobil-home. Cela faisait quelques jours qu'il était arrivé, il n'était donc pas encore tout à fait acclimaté à la région encore moins aux lieux dans lesquels il s'apprêtait à exercer un nouvel emploi. Toutefois, il lui restait encore quelques jours de vacuité, juste ce qu'il faut pour repérer le terrain, et nul besoin de fraterniser avec les autres professeurs pour étayer son objectif. Du-moins, c'est qu'Asher pensait en franchissant, sur son fidèle destrier, les allées du Centre, sous le regard interloqué de certains membres du personnel. Il fit la connaissance de ses collègues de l'ICP, une présentation peu formelle qui étaya le dédain de la plupart de ses collègues à son égard. « -Quoi vous avez un problème ? » furent les seules paroles de Collins suite à cette rencontre. Pour limiter la casse, Elisabeth avait pris la relève en vantant les qualités du nouvel arrivant, des qualités difficilement visibles, car Ash ne mettait pas du sien pour amoindrir la mauvaise impression dont il faisait l'objet. Sans se formaliser le moins du monde, le nouvel arrivant ne daigna traîner davantage, préférant visiter les bars aux alentours plutôt que de prendre le temps de connaître ses nouveaux confrères.

18h55 Amen ! Apparemment le bon moment pour s'octroyer une petite sortie en ville. Sans plus attendre, le motard retrouva son mobil-home. Il prit une douche et se changea avec tout autant de rapidité. Ce soir, il opta pour le basique à savoir un jean et une chemise en flanelle rouge, le genre de tenue qui a le mérite de vous rendre insignifiant aux yeux des autres. Une fois paré, l'homme consentit à quitter son lieu de vie. Cette fois, il se délesta de son fidèle destrier métallique au profit de son pick-up, plus silencieux que la bécane. Car oui, Ash avait décidé de retourner aux abords du Centre pour mieux tâter le terrain. Pour l'heure, d'autres activités s'offraient à lui. Lunette sur le bout du nez, cheveux au vent, libre comme l'air, il avala les kilomètres. Puis la délivrance, parut à l'horizon après plusieurs minutes. Fier, le baroudeur sans peur, gara son pick-up et rejoignit aussitôt l'établissement. À peine venait-il de franchir le sol du « Blue Lagoon » que plusieurs regards se braquèrent sur lui. Sans s'en soucier, l'étranger s'approcha du comptoir et fit signe au barman, qui avança non sans méfiance.

« -Oui ? »

« -Mettez-moi ce que vous avez de plus fort ! »

« -Ok, ça marche » Le nouvel arrivant dégaina un premier billet qu'il déposa sur le comptoir lustré avant de prendre place sur l'un des nombreux tabourets vides qui s'offraient à lui. L'endroit semblait un peu trop calme, mais suffira à faire oublier l'atmosphère pensante du Centre et de son ICP, ainsi que les quelques trous duc qui peuplait les lieux. On trouve de tout dans un bar, des jeunes réunies en meute qui s'amusent sans penser aux conséquences d'une trop grande absorption d'alcool, des maris infidèles venus noyer le remord dans la bouteille, des femmes seules qui cherchent à se convaincre qu'elles sont encore désirables malgré la rupture qui les endeuille. En ces lieux imbibés d'alcool, la joie et la tristesse se côtoient. Certains boivent à la santé de leur camarade, d'autres boivent à s'en détruire la santé. Pour Asher Collins, les bars lui servaient surtout d'échappatoire pour fuir ses problèmes et ne pas avoir à les affronter. Le billet venait de disparaître dans la main du barman qui déposa sur un set de fortune, un verre à moitié plein. L'inconnu fixa longuement le liquide ambré qui tapissait le fond du verre, avant de se décider à le prendre en main. D'une seule gorgée, il délesta le verre de son contenu. L'espace d'un instant, le liquide chauffa sa gorge, mais l'effet ne fut que de courte durée. Lassé d'avoir aussi vite perdu le goût de l'alcool, Ash fit appel au barman et réitéra sa commande. Dans le fond, il ne se faisait pas trop d'illusion, il savait que l'effet euphorique ne serait que de courte durée et que même s'il enchaînait les verres, il resterait tristement sobre. C'était donc une chance que son portefeuille soit troué.

Il avala donc son troisième verre de whisky et se tourna pour observer un peu mieux l'endroit dans lequel il venait de se poser. À première vue, il n'y avait rien à signaler, tout semblait calme. Plusieurs gars observaient avec attention la partie de billard qui se déroulait près du juke-box, d'autres comme lui, étaient adossés au bar et arrivaient aisément à se torcher la tronche. « -Un autre ! » lança-t-il au barman qui intriguait par son état de sobriété, malgré les trois verres avalaient cul-sec, leva un sourcil avant de s'exécuter. Asher avala à nouveau le fond de son verre, sans le savourer, puis il régla la note et se décida à mettre les voiles. Il reprit donc la route, à peine échaudé par sa forte absorption d'alcool. Désireux de ne point attirer l'attention sur lui, le nouvel employé contourna les quelques caméras et se retrouva sur la petite route qui bordait l'arrière des locaux. Une construction architecturale aussi somptueuse que mystérieuse qui à n'en pas douter nourrissait tous les fantasmes des non-initiés. Asher lui-même se plaisait à imaginer la ou les fonctions d'une telle entreprise. Il était loin de se douter qu'il avait un pied en enfer. Il longea donc la petite route et commença à ralentir pour mieux observer l'arrière des locaux, loin de se douter qu'il venait de recueillir l'une des pensionnaires du Centre. Le soldat continua sa route et rentra enfin chez lui. Il en profita pour s'allumer une nouvelle cigarette sur laquelle il tira avidement, avant de remarquer quelque chose d'étrange à l'arrière du pick-up. En effet, la couverture, d'ordinaire disposée à l'arrache, semblait avoir été rabattue sur le devant. Mâchoires serrées, Ash porta sa main jusqu'à sa l'arrière de son jean, où sous son débardeur, se cachait une 9mn. Il le délesta de la sécurité et avança à pas de loup. Quelle ne fut pas sa surprise en découvrant quelqu'un, une jeune femme qui plus est, endormie à l'arrière de son véhicule.

« -Putain, mais vous êtes qui vous ? » aboya-t-il en pointant son arme sur la demoiselle apeurée.
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Kassandra
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MessageSujet: Re: Il n'est point de bonheur sans liberté.   Ven 1 Sep - 22:04



Il n'est point de bonheur sans liberté

L’avenir, plus ou moins proche, ne se profile jamais de la manière dont on l’avait imaginé. Kassandra avait imaginé plus de fois qu’elle ne pouvait en compter son évasion, mille et un scenarii étaient passés par son esprit, elle essayait de se souvenir de ce que c’était que d’être à l’air libre, en respirer l’oxygène, marcher le long d’un quelconque chemin, aller où l’on veut sans avoir à se soucier de quoi que ce soit. Force était de constater que cette époque remontait à trop loin pour qu’elle se souvienne précisément de ce temps où elle avait encore un semblant de liberté. Qu’à cela ne tienne, elle était optimiste et elle était persuadée qu’elle se fabriquerait un jour prochain ses propres souvenirs.

Ce jour, ou plutôt cette nuit, était arrivé. Kassie avait couru comme une dératée, s’éloignant le plus et le plus vite possible du Centre, manquant à plusieurs reprises de tomber tant la nuit, les pentes qui menaient à la route en contre-bas pouvaient être traîtres. Mais pas question de tomber, la moindre chute, perdre ne serait-ce qu’une seconde pourrait être décisif. Et ce pick up qui passait au ralenti, ce fut sans doute ça qui lui sauva la vie. Remerciant intérieurement le Destin et surtout le conducteur du véhicule, elle s’était empressée de se faufiler à l’arrière, se dissimulant sous cette vieille couverture déposée là. Ce à quoi elle n’avait pas pensé, c’était que le conducteur ne serait pas assez fatigué pour aller immédiatement se coucher en arrivant chez lui. Visiblement, et au vu du réveil qu’il lui offrit, il avait bel et bien remarqué que quelque chose n’était pas comme il l’avait laissé…

Epuisée, la caméléone n’avait pas remarqué que le pick up s’était arrêté et que le moteur avait été coupé. Ce ne fut qu’en entendant une grosse voix lui hurler dessus qu’elle se réveilla en sursaut, le cœur battant la chamade, s’apercevant qu’elle était découverte. L’homme était visiblement mécontent, cela se voyait à la mine qu’il arborait, le ton qu’il avait employé et surtout, l’arme pointée sur elle. Par réflexe, Kassandra leva les mains devant elle pour montrer qu’elle n’était pas armée. Sa vie ne pouvait pas s’arrêter ainsi, la liberté à peine (re)trouvée ! Il n’allait pas la tuer, tout de même ? Les lois avaient-elles changé ? Mais après tout, le monde était peuplé de fous, peut-être que cet homme avait perdu la raison et qu’il était prêt à ôter sa vie simplement parce qu’il était énervé. Il fallait faire quelque chose. Cessant de regarder le canon du 9mm qui la menaçait, Kassie tâcha de se rappeler les simulations au cours desquelles il était question de négociations. Elle essaya de maîtriser les tremblements de ses membres qui trahissaient sa peur, prenant une lente inspiration avant de prendre à son tour la parole, avec une voix la plus posée possible.

-Pardon monsieur, je vous présente toutes mes excuses… je vous en prie, arrêtez de me viser avec cette arme, s'il vous plait. Comme vous le voyez, je ne suis pas armée. Je pense que vous voyez bien que vous n’avez rien à craindre de moi. Je suis désolée, je n’aurais pas dû monter dans votre voiture sans votre permission.

Elle le regardait dans les yeux, essayant de lui montrer toute la sincérité de ses propos. Elle ne voulait pas mourir, ça non, pas avant d’avoir réellement gouté à la liberté. Il fallait absolument que cet homme accepte de baisser son arme, c’était ça la priorité. Il fallait le mettre en confiance, lui montrer que même si elle avait mal agi en s’incrustant sans permission, il n’avait rien à craindre d’elle. Et puis lui semblait être une montagne de muscles tandis qu’elle était épaisse comme une brindille, et même si elle connaissait quelques mouvements d’auto-défense, rien de bien impressionnant face à un type tel que lui, surtout pointant un 9mm déverrouillé sous son nez.

-Vous avez raison, on devrait se présenter. Je suis Kassie, et vous ?

Machinalement, elle jetait un œil de temps en temps autour d’elle pour, d’une part, s’assurer ne plus être dans les environs du Centre et, d’autre part, trouver par où fuir si l’occasion venait à se présenter. Il était près et Kassandra pouvait sentir l’odeur de l’alcool. Ca, ce n’était pas bon signe. S’il était vraiment en état d’ébriété, ses mouvements pouvaient ne pas être contrôlés et une balle perdue pouvait facilement être tirée.

-Ecoutez, je ne veux pas vous faire perdre votre temps, vous êtes surement fatigué à l’heure qu’il est… Alors… si vous voulez bien, je… je vais y aller ?

Bien qu’un calme apparent émanait de la jeune femme, intérieurement elle était terrifiée et son cœur battait à tout rompre, à tel point que c’en était douloureux.

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Asher Collins
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MessageSujet: Re: Il n'est point de bonheur sans liberté.   Dim 3 Sep - 1:58

IL N'EST POINT DE BONHEUR SANS LIBERTE



ft Kassandra




La journée avait été longue, mais vide de sens pour Asher qui s'était prêté au jeu des présentations en acceptant de se rendre au Centre pour faire la connaissance de « ses collègues » Un acte de sociabilité qui lui en coûtait et dont il avait préféré se défaire très rapidement au profit d'un bon bar et de quelques verres histoire de bien terminer la soirée. Le voilà à présent sur le chemin du retour, la fatigue était là sans pour autant faire pression, c'est d'ailleurs grâce à cela qu'il remarqua l'étrange positionnement de la bâche à l'arrière de son pick-up. Malgré les quelques verres dans le nez, il ne titubait, bien au contraire, les sens en alerte, il voguait vers l'inconnu(e) non sans une certaine appréhension, pour preuve, il venait de sortir son fidèle 9mn pour le pointer en direction de ce qui lui semblait être l'ennemi(e). Une hypothèse qui passa d'ailleurs de l'abstrait au réel lorsqu'il découvrit qui se cachait sous la bâche, à savoir une jeune femme endormie. La réaction de l'ancien militaire ne se fit pas attendre. Furieux, il l'était, car il n'avait rien senti, rien entendu et lui qui d'ordinaire était toujours sur ses gardes, se retrouvait à présent confronté à une femme somme toute banale qui venait de pénétrer son espace vital.

Banale, elle l'était de prime abord et tandis que le canon de l'arme se pointait sur elle, la peur qui se dégagea de son regard la délesta de sa banalité pour la rendre mystérieuse par l'innocence qui se dégageait de cette peur et de son attitude. Continuant à la tenir en joug sans que sa main ne tremble, Asher continua malgré tout à jouer le rôle du méchant en arborant un regard d'une profondeur et d'une froideur excessive. La demoiselle quant à elle, se présenta en leva les mains pour lui signifier qu'elle ne représentait aucune menace. Et il est vrai qu'au vu de son gabarit, comparé à celui d'Ash, le doute ne semblait permis quant à l'identité du dominant. Cependant, l'ancien soldat pas décidait à vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué, continuait à observer minutieusement son interlocutrice qui essayait de se maîtriser avant d'enfin émettre un son et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'elle semblait maîtriser la diplomatie et le domaine de la négociation. Le futur enseignant la laissa parler, toujours méfiant, mais curieux d'entendre ce qu'elle avait à dire, puis après quelques intenses secondes placées sous le joug du silence, il abaissa son arme. Confient, il l'était et savait qu'en cas d'attaque, il maîtriserait aisément la jolie brune. Après tout, c'est pour cela, entre autre, qu'il avait été choisi pour enseigner à l'ICP.

« -Mouais vous ne constituez aucun danger, c'est un fait, mais vous et vos miches, avez pénétré ma bagnole sans mon consentement et ça voyez-vous, c'est problématique. » Il réactiva la sécurité de son arme et la remit à sa place, à savoir dans son dos, pas de holster ce soir. Ignorant tout bonnement la jolie brune, il s'approcha de son pick-up pour y remettre la bâche afin de ne pas avoir besoin de le faire demain et aussi parce qu'il lui arrivait parfois, d'être un peu maniaque, sans tomber dans l'excès, mais un peu quand même. Puis il se remit face à la jeune femme qui osait le regarder dans les yeux, avide d'une sincérité dont Ash n'en avait tout bonnement rien à foutre, du moins en apparence. « -Ne mouillez pas votre petite culotte ! Je n'ai pas l'intention de vous butez. Je déteste juste que l'on s'invite sans permission. D'autant plus que je ne fais dans le social. »Oui brute de pomme, il était, mais honnête avant tout. De plus, il était évident qu'il ne lui ferait pas le gîte, car jouer les bons hôtes n'était pas sa priorité. Et puis, elle n'avait rien à foutre ici, alors à quoi bon légitimer sa présence en lui proposant un toit, car il était évident qu'elle n'en avait pas un sur la tête, ou plus depuis peu. Et alors que le rustre s'apprêtait à peut-être mettre les voiles pour éviter à l'échange de s'étirer, l'inconnue lui damna le pas et se présenta. Cela aurait pu en rester là, sauf que l'ami Ash remarqua les coups d'œil insistant de la dénommée Kassie autour d'elle, comme si elle s'attendait à ce qu'une voir plusieurs ombres ne sortent des ténèbres pour la happer sans sommation. Cette observation intrigua Ash, plus qu'il ne l'aurait voulu et sans trop savoir pourquoi, il se prêta au jeu de la question-réponse.

« -Je ne vous ait pas demandé de vous présentez, mais puisque c'est fait ! Moi c'est Asher ou Ash peu importe, c'est la même chose de toute façon. » La proximité qu'il entretenait avec Kassie, permettait sûrement à la jeune femme de sentir la forte odeur d'alcool et de médoc qui émanait de son interlocuteur, qui malgré l'arme en moins, n'en demeurait pas moins très, peut-être même trop menaçant pour se sentir pleinement en sécurité. Elle le pouvait, car au vu de son passif, il était difficile de faire d'Asher Collins un enfant de chœur. « -Vous n'êtes pas la première à me faire perdre mon temps aujourd'hui. La fatigue quant à elle, est gérable. Je vais être clair et je l'espère que vous le serez tout autant. Donc commençons par le basique ! Qui êtes-vous et pourquoi vous cachez, derrière mon pick-up ? N'essayez pas de me mentir, c'est un conseil ! J'ai beau avoir bu, mes réflexes sont encore très aiguisés et ma patience moindre.»
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Kassandra
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MessageSujet: Re: Il n'est point de bonheur sans liberté.   Dim 3 Sep - 21:26



Il n'est point de bonheur sans liberté

Ce type était incroyablement bourru. La manière qu’il avait de lui parler sur un ton menaçant, sans compter le flingue évidemment, n’avait rien de bien rassurant et pour être honnête, Kassandra avait le trouillomètre à zéro. Là, c’était la vraie vie, pas une simulation. S’il disjonctait et pressait la détente, c’en était fini d’elle. Et la jeune femme était plutôt déterminée à rester en vie, alors, elle fit son maximum pour que son interlocuteur comprenne qu’elle n’était pas une menace pour lui et qu’elle regrettait vraiment de l’avoir mis en colère. Par chance, il acceptant de ranger son pistolet et le soulagement de la brunette fut plutôt palpable. Néanmoins, le propriétaire de la voiture signala son mécontentement quant au fait qu’elle se soit incrustée sans permission dans son pick up.

-Encore désolée pour ça… Je le referai plus, c'est promis.

Alors qu’il avançait pour remettre la couverture en place, elle s’empressa de descendre pour retrouver la terre ferme. Elle hésita une seconde à profiter de ce moment où il repliait la couverture pour prendre la fuite vers les bois, mais se conduire de la sorte ne ferait-il pas d’elle une « coupable » ? Et vu qu’il sentait l’alcool à plein nez, autant éviter de l’énerver ou de lui faire penser ce genre de choses. Il la rassura néanmoins sur le fait qu’il ne comptait pas la « buter ». Cette manière de parler, Kassie n’y avait jamais réellement été confrontée. Cela ne l’empêchait pas, malgré la curiosité qu’elle éprouva soudain pour cet individu et le pourquoi du comment il était devenu aussi aigri, de jeter de temps à autres des coups d’oeils autour d’elle pour essayer de se repérer et surtout scruter si ses assaillants n’approchaient pas. Quelle idiote de s’être endormie, elle n’avait aucune idée de combien de temps il avait roulé, s’ils étaient loin ou non du Centre. Il fallait qu’elle sache où elle était. L’homme se présenta enfin, arguant qu’il ne lui avait pas demandé de le faire. ?

-Eh bien… en fait vous m’avez demandé qui j’étais, alors, bah j’ai répondu, lança-t-elle avec un sourire. Enchantée Asher, ajouta-t-elle.

Elle avait beau essayer de se montrer avenante et souriante, il fallait croire que ce n’était pas communicatif, et toujours aussi bourru, Ash voulut savoir clairement d’où elle venait, ce qu’elle fichait cachée à l’arrière de son pick-up. Peu rassurée par le ton employé par l’inconnu, Kassandra déglutit avant de reprendre sa respiration, tentant d’être la plus convaincante possible.

-Ecoutez, je me suis perdue, j’avais froid et pour être honnête j’avais peur aussi. Vous étiez la seule voiture que j’ai croisée depuis des heures, j’avais peur que vous n’acceptiez pas de me prendre en stop, alors j’ai grimpé quand vous êtes passé à ma hauteur… Je n’aurais pas dû, j’en ai conscience maintenant… Est-ce que vous pouvez me dire où nous sommes précisément ? Je voudrais rejoindre le centre ville…

Après tout, plus de la moitié de ce qu’elle disait était vrai. Tout ce qu’elle espérait, c’était qu’il ne demande pas plus de précision, sinon, il lui faudrait être convaincante sans ses bobards et elle n’avait clairement que peu d’expérience de la vie à l’air libre pour se permettre d’inventer trop d’histoires.

-Est-ce que vous auriez une carte des environs pour que je me repère avant de partir ?

Peut-être que cette question l’empêcherait de cogiter sur autre chose pour la cuisiner et qu’il serait assez aimable, ou pas assez détestable, pour accepter de la laisser consulter une carte s’il en avait une.

-Au fait, si je peux me permettre, vous devriez faire quelque chose pour votre moteur. Le bruit qu’il fait montre une anomalie. Si vous attendez trop, vous risquez de tomber en panne.

A peine eut-elle fini sa phrase qu’un énorme coup de tonnerre éclata et qu’une pluie drue se mit à tomber à peine une seconde après. Sentant les gouttes d’eau s’abattre sur elle, Kassandra leva machinalement les yeux au ciel et se mit à sourire comme si c’était la plus belle chose au monde.

-Il pleut ! C’est super ! s’exclama-t-elle sans vraiment s’en rendre compte en sautillant.

Elle en avait bien sûr oublié ce que c’était que d’être sous la pluie et revivre ça était quelque chose de merveilleux pour elle, qui concrétisait le fait qu’elle était vraiment dehors, libre. Les yeux fermés, la caméléone savourait la fraîcheur de l’eau qui tombait en gouttelettes sur elle. Elle réalisa bien vite qu’à cette allure, elle serait rapidement trempée jusqu’aux os, mais tant pis, c’était si beau de voir de la pluie pour de vrai.


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MessageSujet: Re: Il n'est point de bonheur sans liberté.   Lun 4 Sep - 21:16

IL N'EST POINT DE BONHEUR SANS LIBERTE



ft Kassandra


L'arme était abaissée, mais la méfiance de mise. En face d'observation, Asher analysait tous les détails à sa portée, malgré la grande quantité d'alcool préalablement ingurgité. La demoiselle avait peur et ne feignait pas son appréhension « On ne tue pas les civiles » Une vieille réplique de l'un de ses instructeurs à l'armée. Cela aurait pu le faire sourire dans d'autres circonstances, mais pas là. Ici, maintenant, il se devait de rester sur la défensive, car si la fille ne représentait aucun danger, elle n'en demeurait pas moins une étrangère. Une fois encore, elle s'excusa et une fois encore, il n'y prêta que peu d'attention voire aucune considération en témoigne sa cinglante réplique. « -Vaudrait mieux pour vous que ça ne se reproduise pas. Je ne suis pas mère Thérèsa moi ! » Maniaque et parce qu'il n'avait tellement envie de lui accorder plus d'importance, Ash remit en place la bâche de son véhicule, vérifiant au passage, qu'il ne manque rien à l'arrière. À ce moment-là, la demoiselle aurait pu tenter de fuir sans que cela ne fasse ni chaud ni froid à son interlocuteur qui serait au contraire, ravit d'en être débarrassé pour enfin pouvoir retrouver son lit. Mais il ne se passa rien de tel pire encore, elle reprit la parole et se présenta obligeant Ash à en faire de même. Par politesse, mais aussi dans l'espoir qu'elle se contente de cette information et qu'elle s'en aille ensuite, mais une fois encore, rien ne se passa comme le soldat l'aurait voulu.

« -Mouais si vous le dites. Ne le prenez pas mal, mais à l'inverse, je suis moins enchanté que vous. J'imagine que le fait de retrouver une inconnue endormie à l'arrière de son pick-up ça n'aide pas » Elle mettait de la bonne volonté à l'inverse de notre futur prof de combat qui lui se contentait à peine du minimum en termes de conversation. Être avenant et souriant ? Trop peu pour lui. Pour l'heure, sa seule préoccupation était d'éluder l'interrogation qu'il venait de formuler, à savoir qui était cette femme et d'où venait-elle. Toujours en arborant une attitude menaçante et un ton sec cela va de soit. Kassandra dans la bienveillance, prit quelques secondes avant de répondre. Une réponse durant laquelle Asher fixa l'horizon pour lui aussi s'assurer qu'il n'y avait personne d'autres. Puis il croisa les bras et fronça les sourcils avant de commencer à l'observer à nouveau dans le détail. Il est vrai qu'elle n'avait pas fière allure dans ses vêtements grisonnants et pleins de terre. Son visage lui-même était souillé de quelques taches. Asher s'en voulait déjà de laisser la curiosité l'envahir. « -Nous sommes à la sortie de Blue Cove et vous ne pourrez pas rejoindre le centre-ville sauf si vous avez envie de vous payer plusieurs bornes. Pour ce qui est de la carte, je n'en ai pas. Et puis vous avez les portables et les GPS pour vous repérer. Vous venez de Mars ou quoi ? » Oui il se moquait gentiment, mais ça, c'était avant que la demoiselle ne le surprenne en parlant avec une aisance déconcertante de mécanique. Un domaine qu'elle semblait maîtriser de tout évidence. Il s'apprêtait d'ailleurs à contre-attaquer, mais dut se résoudre à remettre sa pique à plus tard. Et pour cause, le tonnerre se fit entendre au loin, laissant aux éclairs le soin de déchirer l'horizon ténébreux. La pluie se mit alors à tomber avec virulence

« -Merde ! » lança Ash visiblement embêté qu'il se mette à pleuvoir autant. Il se rua aussitôt vers son pick-up et en sortit de l'arrière les dernières affaires qui traînaient dans un carton. Sans réfléchir, il se précipita vers l'entrée du mobil-home et déposa le carton sur son canapé avant de revenir sur ses pas et d'observer Kassandra. Là voilà qui sautillait visiblement heureuse d'être sous la pluie. Sans trop savoir pourquoi, le beau Asher se délesta, l'espace d'un instant de sa rudesse et fut subjugué par l'innocence qui émanait de l'attitude de Kassandra. Il sortit à nouveau et s'approcha arborant une attitude moins hostile. « -Ne restez pas dehors, vous allez attraper la crève. Venez à l'intérieur ce n'est pas un temps à rester dehors. Aller ! Regardez-vous, vous êtes trempée ! » Il lui prit la main, n'attendant pas sa réponse et l'entraîna vers son mobil-home. À l'intérieur, tout était rangé même les cartons pas encore déballés. Ash pressa l'interrupteur et délesta la pièce de ses ténèbres. « -Ne restez pas debout comme ça ! Aller donc vous asseoir. » Il la laissa seule un instant, le temps d'aller dans sa chambre et de prendre une veste de sweat pour lui et un pull pour elle. « -Tenez ! » Il le lui lança à son retour « -Vous voulez un café ? Du thé ?! »
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MessageSujet: Re: Il n'est point de bonheur sans liberté.   Mar 5 Sep - 22:25



Il n'est point de bonheur sans liberté

Toujours aussi « aimable », Asher fit comprendre à Kassandra qu’elle avait plutôt intérêt à ne plus recommencer à monter dans sa voiture sans y être invitée, et vu le ton, ce n’était pas tombé dans l’oreille d’une sourde. Dans ses rêves, jamais la caméléone n’aurait pensé que la première personne à qui elle parlerait une fois dehors serait aussi… abrupte.

-C’est compris, répondit-elle avec un petit sourire crispé.

Alors qu’elle s’était présentée poliment pour essayer de détendre un peu l’atmosphère, Ash en avait fait de même mais ne s’embarrassa pas de la moindre politesse. Bon, elle l’avait bien compris, ça lui cassait les pieds qu’elle soit là. De toute façon, elle ne pouvait pas rester ici, au milieu de nulle part. Son plan consistait à rejoindre le centre-ville, se mêler à la population le temps de savoir quoi faire, où commencer ses recherches pour retrouver sa famille. Au moins Asher avait-il éclairé sa lanterne quant au lieu où elle se trouvait. La sortie de la ville. C’était peut-être dangereux de rester là, peut-être que ce serait le premier endroit où ils chercheraient, puisqu’une personne normale chercherait à s’éloigner le plus possible. Or Kassandra ne tomberait pas dans ce piège. Elle était intelligente et savait que l’on ne voyait jamais sous son nez la chose que l’on cherche.


-Blue Cove… répéta-t-elle.

Elle ne connaissait pas le nom de cette ville. Jamais en plus de vingt-cinq ans elle n’avait su l’endroit où elle se trouvait. A présent, le mystère était levé.
La remarque du maître des lieux lui fit réaliser qu’il lui faudrait bien vite se fondre dans la masse en se procurant ce que chacun avait : un téléphone portable.

-Ah, oui évidemment, un portable… mais j’ai perdu le mien depuis un moment et je n’ai pas encore eu le temps de m’en acheter un autre.

Elle ne manqua pas à son tour de lui conseiller de faire attention au moteur de son véhicule sans quoi la panne, ou pire, la casse, serait imminente. Mais avant que la conversation ne continue plus avant, la pluie leur tomba dessus telle une cascade après un éclat de tonnerre. Loin de s’en offusquer, Kassandra en fut au contraire enchantée. La pluie, elle ne se rappelait même plus la dernière fois qu’elle l’avait vue ou sentie. Ce qui semblait banal et insignifiant pour tout individu lambda lui paraissait extraordinaire et elle décida en cet instant de profiter de chaque seconde que la vie lui apporterait. Le visage vers le ciel, souriant aux gouttelettes qui lui tombaient dessus, Kassie était heureuse d’être dehors. Mais Ash la ramena à la réalité en revenant vers elle pour lui faire remarquer qu’en restant trempée ainsi, elle finirait par tomber malade. La jeune femme sentit la main de l’inconnu attraper la sienne et l’entrainer vers sa caravane. En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, la caméléone se retrouva à l’intérieur, à l’abri. C’était la première fois qu’elle entrait dans un mobil-home. L’intérieur ressemblait à un intérieur classique et soudain, Asher lui parut être l’homme le plus chanceux de la Terre. Il avait un logement rien qu’à lui ! Emerveillée par ce qu’elle voyait, elle resta plantée là où ses pas l’avaient arrêtée, observant chaque détail. C’était rangé et propre. Elle réalisa qu’elle dégoulinait d’eau de pluie à présent et qu’elle risquait de salir tout son intérieur. Kassie le vit revenir, elle ne s’était même pas aperçue qu’il avait disparu.

-Oh Asher, je suis désolée, je suis en train de tremper tout votre intérieur…


Kassie attrapa le pull qu’il lui lança et le regarda, hésitante. Si elle l’enfilait, elle avait aussi le tremper, comme le sol sur lequel elle était. La sortant de sa réflexion, l’hôte lui demanda si elle souhaitait boire un café ou du thé.

-C’est gentil… la même chose que vous.


Puis elle se retourna dos à lui, retira son haut qu’elle posa sur le dossier de la chaise à côté d’elle et enfila le pull sec qu’Asher lui avait envoyé. Il n’y a pas à dire, avoir des vêtements secs, c’était quand même bien mieux. Elle se tourna à nouveau vers lui.

-Si vous avez une serpillère, je vais essuyer la flaque, dit-elle en souriant.

A l’extérieur, la pluie continuait à tomber. Kassandra était ravie, avec ce temps, ceux du Centre seraient obligés d’arrêter les recherches. Elle ne put s’empêcher de se demander où était Jarod. Lui qui avait choisi de partir, emmenant avec lui deux autres personnes, sans pour autant qu’ils réussissent à le suivre. Elle, elle aurait réussi. N’avait-elle pas réussi toute seule ? Elle en voulait à son comparse de ne pas l’avoir choisie, de s’être évadé sans même prévenir, sans même donner des astuces aux autres et surtout d’avoir retardé sa propre évasion à elle. Cela faisait des mois qu’il était parti, il était sans doute loin.



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MessageSujet: Re: Il n'est point de bonheur sans liberté.   Dim 10 Sep - 22:19

IL N'EST POINT DE BONHEUR SANS LIBERTE



ft Kassandra




Les premières gouttes de pluie se mirent à tomber. Légères et presque imperceptibles, elles ramenèrent très vite Asher à la réalité et lorsque l'averse tomba, il sentit un frisson lui caressait l'échine. Le sentiment était désagréable, des milliers de crevasses firent leur apparition sur sa peau, ses poils se hérissèrent instantanément lui rappelant à quel point il détestait l'eau. Sans réfléchir, il regagna l'intérieur pour s'épargner un contact plus intense avec cet élément qu'il haïssait tant, puis comme une sorte d'éclaircie en pleine tempête, son regard se posa sur la dénommée Kassandra qui à l'inverse de sa personne, semblait s'accommoder de la pluie. D'ailleurs au vu de sa façon d'agir, c'est à se demander si elle en avait déjà vu une. Une interrogation qui surprit Ash, tant il était banal pour lui et pour le commun des mortels d'être ainsi confronté aux éléments. Cependant, il ne s'octroya pas plus de réflexion et osa braver les éléments pour aller chercher la jeune femme, qui risquait la bonne grippe en restant immobilisée de la sorte. C'est donc sans violence qu'il se saisit de sa main et qu'il l'a conduit à l'intérieur de son mobil-home avant de disparaître pour délester son armoire d'un pull et d'une veste de sweat pour lui. Une fois arrivé dans ce qui semblait être un salon, il balança l'habit à son invitée avant d'enfiler sa veste de sweat par-dessus son débardeur archi-trempé.

« - Ca va, ce n'est qu'une flaque, pas de quoi en faire tout un cinéma. Ce n'est pas grave ! » lui répondit-il après qu'elle eût présenté ses excuses. Elle était dès lors confrontée à une hésitation à laquelle Ash mit un terme en lui demandant ce qu'elle souhaitait boire. Tout naturellement, l'invitée se plia aux goûts de l'hôte qui sourit « -Ne le prenez pas mal, mais ça m'étonnerait que vous soyez du genre double whisky » dit-il en prenant la direction de sa cuisine. Il ouvrit alors un placard pour en sortir sa fidèle bouteille de Jack Daniels qu'il vida dans un verre avant de voguer vers un autre placard dans lequel se trouvait plusieurs mugs. Il en attrapa un à tout hasard, alluma ses plaques à adduction « -Je vais vous faire une infusion, c'est plus adapté ! » Dès lors, il se retourna pour capturer son regard et la découvrit, de dos, en train de se défaire du haut qu'elle portait jusqu'alors. L'ancien soldat remarqua aussitôt les quelques cicatrices qui parsemaient le corps de la jeune femme. Rassemblant ses idées, le fin psychologue qu'il pensait être, compris, au vu des arguments qui lui étaient exposés, qu'il était sûrement face à une personne que la vie n'avait point épargnée. Toujours sur ses gardes, car c'était dans sa nature, il ne pouvait cependant continuer à se montrer aussi rustre, face à une personne revenue d'un ersatz de l'enfer. Vidant l'eau chaude dans le mug et achevant la préparation de l'infusion, il retourna jusqu'au salon et lui tendit aussitôt la tasse fumante.

« -Non, c'est bon ! Je vous l'ai dit ça n'est pas grave ça séchera tout seul ! » Une fois délesté du mug, le rustre récupéra son verre et se l'enfila d'une traîte avant de s'approcher de sa cheminée électrique pour l'enclencher et réchauffer un peu l'atmosphère. « -Asseyez-vous ! A moins que vous ne préféreriez resté debout » Lui n'attendit pas plus pour prendre place sur son fauteuil fétiche. « - A mon avis, on n'est parti pour la nuit. Ça sert à rien de sortir avec un temps pareil sauf si vous voulez attraper la crève ! Ce soir, je me montre magnanime. Vous allez resté ici. Le canapé est convertible et pas trop inconfortable. Je vous amènerez à la gare routière dès demain. Vous pourrez dès lors quitter cette ville. C'est bien ça que vous vous apprêtiez à faire non ? »
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MessageSujet: Re: Il n'est point de bonheur sans liberté.   Lun 11 Sep - 22:39



Il n'est point de bonheur sans liberté

Au vu du premier dialogue échangé avec Asher, jamais Kassandra n’aurait pu imaginer une seule seconde que cet homme l’autoriserait, ou carrément lui proposerait de pénétrer dans son antre, en l’occurrence un mobil-home, pour s’abriter de la pluie. Dire qu’elle avait cru qu’il la tuerait lors que la première seconde. Il faut dire qu’avec une arme à feu braquée sur elle, la demoiselle en fuite avait eu de quoi stresser. En seulement quelques secondes, la pluie diluvienne s’était installée, changeant radicalement le paysage nocturne en ensemble de flaques boueuses au sol, et Ash s’était empressé de ramener Kassie à la réalité en la faisant entrer dans sa petite maison. Le propriétaire des lieux ne semblait pas aussi désolé qu’elle qui avait ramené une bonne quantité d’eau à l’intérieur. Sans attendre, il lui proposa une boisson chaude et intérieurement, la caméléone reconnaissait que c’était tout-à-fait bienvenu. Alors que poliment, la brunette déclarait qu’elle prendrait comme lui, histoire de ne pas lui faire faire plusieurs préparations, il rétorqua que le double whisky n’était surement pas son genre, ce qui la fit rire.

-Ah parce que vous voyez à la tête des gens quel genre de boisson ils ont l’habitude de prendre ?

Bon, en un sens, il n’avait pas tort, après tout, Kassandra n’avait jamais eu l’occasion de boire de l’alcool.

-Mais c’est vrai, je n’ai jamais bu de double whisky. Ni de simple d’ailleurs. Une infusion, c’est très bien, merci, déclara-t-elle alors qu’elle était à l’autre bout de la pièce, de dos, en train de retirer son haut mouillé pour passer le pull qu’il lui avait prêté.

Elle ne savait pas qu’il s’était retourné au même moment et qu’il avait pu voir les marques dans son dos. Il faut dire qu’elle n’y avait plus fait attention, elle en avait tellement un peu partout qu’elle ne s’en rendait même plus compte. Et puis elle n’avait pas vraiment le temps de compter ses petites « blessures de guerre ». Une fois rhabillée, Kassandra alla s’asseoir et prit dans ses mains la tasse de tisane bien chaude qu’Asher lui avait apportée.

-Merci beaucoup.

Finalement, il était plutôt gentil, et bel homme en plus de ça. A présent qu’elle le voyait à la lumière, elle avait pu constater que sous le rustre se cachait un homme plutôt séduisant. Souriante, elle apprécia le contact de la porcelaine devenue chaude contre ses paumes. Alors qu’elle portait le mug à ses lèvres dans le but de boire une gorgée, Ash déclara qu’elle dormirait chez lui pour s’éviter une bonne crève à marcher sous la pluie. Elle fixa son regard dans le sien, bouche bée de surprise. C’était tellement inattendu !

-Vraiment ? Oh … eh bien… merci.

Elle n’en attendait pas tant d’un homme qui s’était montré si irrité de la savoir montée dans sa voiture sans permission. Kassie prit une gorgée de tisane. C’était la première chose qu’elle avalait depuis qu’elle était dehors et elle avait l’impression que c’était la meilleure boisson qu’elle ait jamais bue. Cependant, il fallait répondre à Ash, et à la vérité, elle n’avait aucune idée précisément de ce qu’elle devait faire pour commencer.

-A vrai dire, je ne sais pas encore si je vais rester en ville ou partir. Je… je me laisse le temps de la réflexion. Vous aimez bien Blue Cove, vous ?

Ce nom ne lui disait rien, mais elle était incapable de se rappeler le nom de la ville dans laquelle elle était née. Il fallait bien commencer les recherches quelque part si elle voulait un jour retrouver sa famille dont elle avait aussi oublié le nom. Elle s’en voulait tellement d’ailleurs, et elle espérait très fort que ses parents, eux, ne l’avait pas oubliée. Et sa petite sœur, quel âge pouvait-elle bien avoir aujourd’hui ? Une bonne vingtaine d’année au moins. La brunette engloutit une seconde gorgée d’infusion qui la réchauffa. C’était plutôt salutaire vu comment elle s’était mise à frissonner. Même si à présent elle avait un pull sec grâce à Asher, l’eau avait eu le temps de lui donner froid.



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MessageSujet: Re: Il n'est point de bonheur sans liberté.   Dim 8 Oct - 0:27

IL N'EST POINT DE BONHEUR SANS LIBERTE



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Dehors, les éléments continuaient à se déchaîner par l'intermédiaire de la pluie. Le vent venait quant à lui de rejoindre ce début de tempête qui n'annonçait rien de bon aux malheureux habitants de la ville. Il fallait s'y faire, se disait Ash qui en arrivait même à regretter quelques fois le climat aride du Moyen-Orient. Un regret qui s'estompait ensuite lorsque les mauvais souvenirs paraissaient. Mais pour l'heure, il n'était ni question de chaleur et encore moins de mauvais souvenirs, il fallait se réchauffer pour éviter d'attraper la crève. Les pulls et autres vestes furent donc de rigueur, ainsi qu'une infusion que l'ancien soldat prépara presque sans rechigner à son invitée du jour (de la nuit, soyons précis !) Pour dire vrai, il aurait aisément pus la laisser dehors, puisque de toute évidence la pluie ne semblait lui poser aucun problème. La demoiselle semblait même heureuse d'en profiter quitte à être trempée jusqu'aux os. Sans trop savoir pourquoi, l'ami Ash se pourvoyait dès lors d'un élan de galanterie qui ne lui ressemblait que trop peu, en acceptant de recueillir la dénommée Kassandra dans son antre provisoire. Car oui, même si ce dernier avait exigé auprès de Madame Fitzgerald en personne, un mobil-home, il savait que sous peu, il opterait pour quelque chose d'un peu plus spacieux. Asher était ainsi fait, il n'était pas le genre de gars à s'installer et semblait quelque peu hostile à la quotidienneté. Ajoutons à cela son attitude d'emmerdeur qu'il se plaisait à entretenir.

À présent, passé ce qui ressemblait aux banalités d'usage, Ash se prépara à offrir une boisson chaude à la demoiselle, qui à n'en pas douter, n'était pas du genre alcool fort. « -Je suis un bon psychologue et un fin observateur. Il est évident que vous n'êtes pas le genre de gonzesse à vous torcher la gueule, si je puis me permettre. » Une observation à laquelle la demoiselle donna crédit en affirmant n'avoir jamais bu de whisky. Pas tellement curieux, Ash ne se laissa pas tenter par l'envie de développer la conversation et s'en alla préparer ladite infusion. Une préparation qui s'acheva plus vite que le déshabillement de Kassandra qui laissa voir à son interlocuteur de nombreuses marques qui cette fois, titillèrent sa curiosité. Il acheva toutefois la préparation de son infusion et se rapprocha à nouveau de la jeune demoiselle. Ces marques qu'elle portait dans le dos, ces dizaines de stigmates, preuve d'un passé tumultueux, trouvèrent échos chez l'ancien soldat qui commençait à se faire un petit film dans sa tête loin de se douter que les personnes responsables de ces marques, étaient de potentiels supérieurs et collègues. Le « pauvre » dira-t-on ! Toujours maintenu dans une certaine ignorance, loin de se douter qu'il venait de mettre un pied en enfer.

Dehors, la tempête redoublait en intensité. Ash posa son verre à moitié vide et se leva pour venir se poster près de la fenêtre afin de mieux observer les éléments se déchaîner à l'extérieur. L'orage gronda une fois encore, plus vibrant, plus intense, plus proche à tel point que l'on pouvait sentir une tension dans l'atmosphère. Un éclair déchira même l'horizon à peine une seconde plus tard, faisant vibrer l'éclairage du mobil-home. Le nouvel enseignant de l'ICP se dirigea alors vers un placard et en sortit plusieurs bougies qu'il alluma une à une avant de venir les poser un peu partout dans la pièce principale. « -On risque d'avoir une coupure d'électricité, autant prendre les devants. » Puis, il acheva de placer les bougies avant de retrouver sa place. Le silence en fit de même, et ce durant suffisamment longtemps pour sentir poindre à l'horizon une certaine gêne, qui penchait plus d'un côté que de l'autre. Mais toujours magnanime, un mot qu'il aimait employer ce soir, Ash concéda à répondre à Kassandra, qu'il observait comme une bête curieuse, et ce, sans même s'en cacher.

« -Si j'aime Blue Cove ? C'est difficile d'aimer un endroit que l'on connaît à peine ! On cherche plutôt à le fuir en temps normal. Pour la faire courte, je ne suis pas d'ici ! Donc, de vous à moi, je n’en ai rien à foutre de cette ville. On m'a offert une opportunité, je l'ai saisi à me voici, c'est aussi simple que ça. Et vous ? Par pitié, évitez le coup du « je ne sais pas », c'est tellement cliché. Et puis il me suffit de vous observer pour comprendre que votre priorité, c'est de mettre les voiles. Je me trompe ? »

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MessageSujet: Re: Il n'est point de bonheur sans liberté.   Mar 10 Oct - 12:28



Il n'est point de bonheur sans liberté

A l’extérieur, les éléments continuaient à se déchaîner dans le ciel de la nuit noire, et Kassandra aurait probablement été en admiration devant tout ça, perchée à la fenêtre du mobil-home si elle n’avait pas été happée par la présence d’Asher. Le propriétaire des lieux avait su montrer une facette de lui plutôt inattendue au vu du premier contact qui avait été le leur. Mais à présent, une tasse d’infusion préparée par lui pour elle dans les mains, la caméléone entrevoyait toute la complexité de cette personne qui lui faisait face. Cet homme d’ailleurs se targuait de savoir cerner les gens, du moins leurs habitudes en terme de boisson, ce qui amusa la jeune femme tout autant que son langage.

-Ah, ça c’est sûr. Mais sait-on jamais, lança-t-elle alors qu’il assurait qu’elle n’était pas le genre à se bourrer la gueule.

Kassie fut bien contente d’avoir un toit au-dessus de la tête assuré alors qu’à l’extérieur, l’eau tombait tellement dru qu’on aurait cru que des seaux géants étaient déversés.

-C’est souvent comme ça par ici ?

Elle s’empressa de reprendre une gorgée bien chaude qui lui fit le plus grand bien tandis qu’Asher, lui, avait presque vidé son verre d’une traite. Kassandra se demanda comment l’on pouvait apprécier quelque chose en l’avalant aussi vite. Cette réflexion fut interrompue par un coup de tonnerre qui altéra quelques secondes la luminosité artificielle de l’intérieur. Asher s’empressa alors de rapporter des bougies. Prévoyant. La brunette n’eut même pas le temps de lui proposer son aide qu’il était déjà revenu. Curieuse de cette ville qu’elle ne connaissait pas, et pour cause, elle avait grandi dans un profond sous-sol, Kassandra demanda à son interlocuteur s’il aimait la ville. Elle espérait ainsi avoir quelques informations sur les lieux qu’elle allait bien devoir découvrir, mais cette tentative ne trouva aucun écho puisque le jeune homme déclara qu’il connaissait à peine le coin et que clairement, il s’en foutait. Bon… ce n’était pas gagné. Et voilà qu’il lui retournait la question.

-Moi ? Ben en fait, je suis comme vous, je ne connais pas le coin. A vrai dire je cherche quelqu’un, enfin, plusieurs personnes. Je crois que je vais commencer par cette ville avant d’étendre mes recherches à plus loin. Enfin, ce n’est pas très intéressant pour vous tout ça, j’imagine. Qu’est-ce que vous faites dans la vie ?

Sans le quitter des yeux, elle reprit sa tasse qui commençait à avoir une température moins brûlante, observant Asher. Sa question était sortie toute seule, à cause de sa trop grande curiosité, une curiosité d’enfant qui ne l’avait jamais quittée même en grandissant. Et puis lui poser des questions sur lui permettrait d’éviter à devoir parler d’elle. Autant passer sous silence les circonstances de sa venue nocturne dans son pick-up, il serait surement incapable de comprendre et la prendrait pour une folle. Et comme Asher semblait dire vrai quand il prétendait savoir cerner les gens, autant éviter de mentir encore. Mieux valait donner quelques éléments de vérité qui pouvaient sembler cohérents.
Un nouvel éclat de tonnerre déchira le ciel et cette fois, l’électricité sauta complètement. Asher avait eu raison de prévoir les bougies. Cette nouvelle lumière conférait une ambiance plus chaleureuse au lieu.

-Heureusement que vous l’aviez prévu. Vous venez d’arriver alors ? Vous étiez où avant ?


Connaître les lieux que lui avait déjà connus lui permettrait peut-être de se familiariser avec ce qu’il y avait autour, et peut-être aussi que cela lui permettrait de retrouver quelques souvenirs. Ne serait-ce qu’un lieu, ce serait une piste non négligeable, car pour le moment, Kassandra était dans le flou total.




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MessageSujet: Re: Il n'est point de bonheur sans liberté.   Dim 22 Oct - 22:37

IL N'EST POINT DE BONHEUR SANS LIBERTE



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Étrangeté, voilà à quoi se résumait la situation. Tout comme cette rencontre toute aussi imprévue que la tempête qui commençait à s'abattre sur Blue Cove. Si durant l'espace d'un instant Asher avait considéré Kassandra comme une indésirable qu'il lui fallait chasser de son territoire, (car c'est ainsi que l'on procède lors d'une intrusion) à présent, il l'observait avec curiosité, avide sans l'assumer, d'en apprendre davantage sur elle. Car si elle dégageait un, je ne sais quoi d'étrange, elle n'en demeurait pas moins fascinante, autant que sont les âmes esseulées que la vie n'a point épargnaient et qui portent en elles, les stigmates de ces épreuves. Cependant, chez Kassandra, les stigmates étaient visibles, ce qui renforçait le questionnement et l'intérêt d'Asher, bien qu'il cherche à en démordre à tout prix pour parvenir vainement à se convaincre, qu'il n'en avait rien à faire. « S'intéresser aux autres et une perte de temps. On finit par s'y attacher et au moment où l'on s'y attend le moins, ces personnes inintéressantes finissent par disparaître sans que l'on ne puisse rien n'y faire. On ne contrôle rien, encore moins la fatalité, alors autant ne prendre aucun risque et ne s'attacher à personne. »

Cette pensée amena le jeune homme à se remémorer la dernière fois qu'il avait perdu un être cher. C'était il y a longtemps, trop pour qu'il ne parvienne à mettre une date. Il avait seize ans à peine et ne pensait pas à l'avenir. Vagabond, il survivait jusqu'à découvrir la drogue par le biais d'une mauvaise fréquentation devenue son seul lien avec l'humain. Il s'appelait Raymond, mais préférait qu'on l'appelle « Ray » Asher l'avait rencontré peu de temps après avoir quitté le foyer dans lequel il vivait depuis « l'accident » Les deux gamins aussi paumés l'un que l'autre s'étaient trouvés, comme si la vie, l'espace d'un instant, eut décidé de leur faire un petit présent, histoire de faire taire leur solitude commune. Vite, trop, ils sont tombés dans la drogue et l'argent facile qu'elle produisait. Les trafics ont duré trois ans environ, avant que le chapitre de cette vie, ne se referme brusquement, comme le précédent. Ray était gourmand trop peut-être. De ce fait, il a plongé sans réfléchir dans un océan peuplé de requins à la gâchette facile. Et puis, il était noir, à l'époque (et encore aujourd'hui) c'était tellement facile de tuer un homme de couleur sans être inquiété. Les flics ont conclu à une fusillade qui a mal tourné. Hors Ray était seul contre une dizaine de types mieux armés que lui. Il n'avait aucune chance. Asher s'en ait longtemps voulu par la suite. Ray était son seul ami, un frère, un semblant de famille. Le perdre, désorienta totalement le jeune homme, mais provoqua chez lui un déclic qui lui a peut-être sauvé la vie par la force des choses.

Mais jamais plus rien ne sera pareil à compter de ce jour. Asher s'est engagé dans l'armée, espérant ainsi trouver un sens à sa vie. Dès lors, pour mieux se protéger, il s'est endurci allant même jusqu'à devenir insensible pour mieux se renfermer. S'attacher aux autres n'était plus permis désormais et tant pis si cela devait le conduire à la solitude. De toute façon, Ash fichait des autres et ne manquait pas la moindre occasion de le faire savoir ce qui sur le long terme lui avait valu une sale réputation auprès de ses camarades. De ce fait, il continuait à porter sa croix, seul, en silence et acceptait les coups sans broncher. Une attitude à l'origine de son surnom « Painless » Certes, il était un solitaire, mais son état-major fut cependant bien obligé de lui reconnaître des qualités. Les années d'armées furent les meilleures années de sa vie, du moins avant que le destin ne décide à nouveau d'entraver l'existence du jeune homme qui en devant mettre un terme à sa carrière militaire, « sombra dans les abysses d'une dépression » parole de psy. Et le voilà aujourd'hui ici, délesté en ce soir de tempête de sa solitude, mais appelé à l'avenir à mener une mission à la hauteur de ses capacités. Ce qu'il ignorait pour l'heure, c'est que cette rencontre, aussi anodine soit-elle, allait contrecarrer ses plans.

Les bougies les cernaient de tous les côtés à présent, mais permettaient de ne pas être plongé dans le noir. Bien sûr, il en faudrait d'autre, mais pour l'heure celles que le rustre venait d'installer suffiraient amplement et puis l'ami Ash n'avait nullement l'intention de faire la causette à la demoiselle, du moins c'est ce dont il s'était convaincu en prenant place à face à elle. Cependant, la vision de toutes ces marques dans le dos ébranla un peu plus la curiosité de l'ancien militaire qui se garda malgré tout de lancer le sujet et préféra se « raccrocher aux branches » en éludant la question que venait de lui poser Kassandra sur la ville. Une question qu'il évacua bien trop rapidement pour apporter de quelconques détails à la demoiselle, mais poli, il lui retourna la question histoire de voir ce qu'elle pourrait lui répondre. Était-il en train de se prendre au jeu de la conversation ? Ne crions pas victoire trop vite, Asher n'est pas un cas facile tâchons de ne pas l'oublier à l'avenir ! « - Bah oui vous ! À moins qu'il y est quelqu'un d'autre ici ! » tenta-t-il avec un semblant d'humour qui chez lui, sonnait étrangement faux. Il tâcha ensuite de se taire pour laisser à Kassandra, le soin de développer sa réponse, qui malgré ce qu'elle semblait penser intéressait le jeune homme, qui, l'espace d'un instant, se perdit dans ses pensées

« Vous êtes perdu Asher et je peux vous aidez ! »

« M'aider ? Mais à quoi ? »

« A retrouver des pièces manquantes ! »

« - Je ne comprends pas ! »

La voix de cette femme pourvue d'un regard océanique et tellement triste, résonnait encore dans la tête d'Asher qui revint à lui juste à temps pour répondre à la question que venait de lui poser Kassandra qui ne le quittait plus du regard. « -Ce que je fais dans la vie ? » répéta-t-il pour être sûr d'avoir bien entendu la question. « - J'enseigne le combat et la défense à une bande de gamins surdoués. » Un nouvel éclat de tonnerre gronda faisant une fois encore tout vibrer, un éclair éblouit par la suite les lieux. Ce fut furtif, mais Asher vit dans le regard de la jeune femme une once d'appréhension. Non ! Parler de peur semble plus cohérent. Oui, l'espace d'un instant Kassandra arbora ce regard qu'elle avait lancé à Asher lorsqu'il l'avait découvert à l'arrière de son pick-up. Elle avait peur, mais de quoi ? « - Vous posez beaucoup de questions, je connais la méthode, vous cherchez à détourner mon attention. J'ai bien vu votre regard quand j'ai parlé des gamins surdoués. Vous veniez du Centre ? » Ce fut donc à son tour de poser des questions sans réfléchir, mais convaincu qu'il était sur une piste.
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MessageSujet: Re: Il n'est point de bonheur sans liberté.   Mar 24 Oct - 18:45



Il n'est point de bonheur sans liberté

Ayant passé la majorité de sa vie dans des sous-sols, Kassandra n’avait plus vraiment le souvenir de ce que pouvait être la pluie, le tonnerre, l’orage. Bien sûr, elle en comprenait parfaitement les phénomènes physiques, mais la sensation du vent, des gouttes de pluie sur sa peau, le bruit du tonnerre qui gronde, tout ceci était si loin. Et tout à coup, c’était comme si ça revenait. Entendre les coups de tonnerre, c’était comme un lointain souvenir qui remontait. Oui, elle en avait déjà entendu, ça lui était familier. C’était bon signe, si elle arrivait à faire remonter plus de souvenirs, elle parviendrait peut-être à se rappeler de l’identité de ses parents et sa petite sœur et enfin les retrouver. Son vœu le plus cher était de rattraper le temps perdu. Elle priait intérieurement pour qu’ils ne l’aient pas oubliée, mais si tel était le cas, elle ne saurait leur en vouloir, cela faisait si longtemps désormais…

Le mobil-home d’Asher était douillet. Le pull qu’il lui avait prêté ainsi que la tasse de thé qu’il lui avait préparée contribuaient grandement à la réchauffer après la saucée qu’elle s’était pris sur la tête. La nature était étrange parfois, ma météo tout autant. La discussion s’était finalement engagée avec cet étrange rustre qu’était Ash, mais Kassie ne le jugeait pas. Au contraire, elle était curieuse, fascinée par l’être humain en général. Il semblait tout faire pour qu’on s’éloigne de lui, comme par exemple l’agressivité dont il avait fait preuve lorsqu’il l’avait découverte endormie à l’arrière de son pick-up. Et malgré tout, il était d’une grande bonté, il avait refusé de la laisser passer la nuit dehors sous la pluie, alors il l’avait invitée à rester chez lui et lui avait même prêté un vêtement sec. Et offert une boisson chaude. Il n’y était pas obligé. Cela faisait dire à la caméléone que cet homme était foncièrement gentil. Pourquoi alors être autant sur la défensive ? Quelque chose dans sa vie avait surement forgé ce caractère irascible, et sa curiosité la poussait à se demander quoi. Bien sûr, elle n’irait pas formuler cette question à voix haute de peur de le vexer et qu’il ne se referme comme une huître, sans qu’aucune possibilité d’avoir la réponse ne soit envisageable. Alors elle faisait comme lui, elle posait des questions anodines en espérant entrevoir quelques réponses, quelques développements. Elle sourit lorsqu’il tenta un peu d’humour. Il était vrai qu’elle n’avait pas vraiment l’habitude qu’on s’intéresse à elle au point de lui poser des questions autre que le travail qu’on lui demandait d’effectuer au Centre. C’était étrange de susciter l’attention désintéressée de quelqu’un.

Essayant de répondre comme elle le pouvait, en mentant le moins possible, elle disait ce qu’il était possible de dire. Et c’était vrai, elle cherchait sa famille, et elle commencerait par Blue Cove puisque c’était le dernier endroit où elle avait été. Enfermée pendant plus de vingt ans. Peut-être qu’en partant du point de chute, elle parviendrait à remonter la piste jusqu’au point de départ. Retrouver son école, là où les deux agents étaient venus la chercher, et donc savoir quel était le nom de ses parents. Elle ne savait même pas si Kassandra était son vrai prénom, mais il lui semblait que oui. Sans grande certitude. Le regard bleuté d’Asher avait quelque chose d’envoutant, jamais encore elle n’avait vu une telle profondeur dans les yeux de quelqu’un. C’était fascinant pour elle. Voulant en savoir un peu plus, elle osa lui poser la question sur ce qu’il faisait dans la vie, redoutant un peu qu’il prenne mal d’être le centre d’autant de curiosité. Mais elle entendit avec plaisir qu’il répondait. Enseignant. De sport de combat et de défense. A des gamins surdoués ? Quel dommage qu’on ne leur ait pas appris ça, à eux, dans les sous-sols… Enfin, le Centre savait se protéger, si les caméléons avaient été des ceintures noires de kung-fu, il y avait fort à parier qu’ils se seraient déjà tous évadés, révélant à la face du monde les exactions de cette entreprise. Kassandra voulait d’ailleurs le faire, mais pas avant d’avoir retrouvé ses proches.

Le bruit du tonnerre retentit à nouveau à peine le maître des lieux avait-il fini de parler. A croire que les éléments voulaient ponctuer leur conversation. Kassie fut désarçonnée par Ash lorsqu’il reprit la parole. Elle le regardait, les yeux grands ouverts, secouant la tête, un sourire crispé aux lèvres. Heureusement qu’il ne faisait pas grand jour et que les bougies n’éclairaient que faiblement, sans quoi il aurait sans doute remarqué qu’elle avait pâli.

-Non, je… pas du tout, c’est que je suis curieuse, c’est tout. Je…

Il parla du Centre. Pourquoi avait-il parlé du Centre ? D’où le connaissait-il ? Elle eut soudain le sentiment qu’elle s’était fourrée dans la gueule du loup. Elle ne savait pas encore qu’un Insitut pour surdoués avait été ouvert dans les locaux visibles. Prenant son air le plus innocent, elle fit mine de ne pas comprendre. Elle avait repris son calme, tachant de maîtriser ses battements cardiaques.

-Je n’ai fait aucun regard, voyons. De quel centre parlez-vous au juste ?

Une gamine surdouée, voilà ce qu’elle avait été et voilà où ça l’avait menée. La jeune femme tâchait de relativiser. Il disait qu’il enseignait. Aux gamins. Donc il n’était pas agent, bien qu’il maîtrisait le combat. En gros, ça ne servait à rien d’essayer de s’enfuir, ça la grillerait et il la maîtriserait sans effort. Il valait mieux essayer de noyer le poisson. Et puis, comment avait-il fait le rapprochement entre des enfants surdoués et le Centre ? Qu’est-ce qu’ils manigançaient encore, là-bas ?

-Vous travaillez dans ce centre, c’est ça ? tenta-t-elle d’insister.

Si tel était le cas, cela voulait dire que le Centre était encore bien trop proche pour qu’elle se sente en sécurité dans ce lieu isolé. Il fallait lui faire oublier ses soupçons. Mais cet homme avait bien l’air de quelqu’un à qui on pouvait difficilement cacher la vérité. Se pouvait-il qu’elle soit prise au piège ? Kassie plongea son regard dans son mug de thé à moitié vide, se demandant ce qu’elle devait faire. Là, ce n’était pas une simulation, et Stan n’était pas là pour la guider si elle était perdue ou si elle faisait fausse route. C’était la réalité avec un véritable être humain en face d’elle, et elle ne pourrait pas recommencer si elle se grillait. S’il apprenait qui elle était et qu’il contactait le Centre, c’était fini, sa liberté n’aurait été que de quelques heures, à peine le temps de savourer une brise de vent, un peu de pluie et une tasse de thé.





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MessageSujet: Re: Il n'est point de bonheur sans liberté.   Sam 28 Oct - 0:13



Il n'est point de bonheur sans liberté


Il la fixait avec insistance à présent. Un regard appuyé par la lueur des quelques bougies qui les entouraient. La tension était réelle, l'atmosphère oscillait quant à elle entre lourdeur et méfiance. Le futur enseignant n'en demeurait pas moins attentif à son invité(e) était un fin observateur, mais plus encore un bon psychologue capable d'analyser les gestes, les attitudes, une capacité qui l'a à de trop nombreuses reprises aidées dans la vie, pour accomplir de bonnes et de mauvaises choses. Le tonnerre se fit entendre à nouveau, un autre éclair déchira l'horizon et affubla la pièce de toute sa lumière. L'attitude de Kassandra changea du tout au tout, lorsque le Centre fut évoqué par l'apprenti professeur. Bien sûr, la demoiselle ne ménageait pas ses efforts pour paraître naturelle et non ébranlée par l'interrogation qui venait de lui être posée. Le moins, que l'on puisse dire, c'est qu'elle se débrouillait plutôt bien pour masquer ses ressentis, peut-être en avait-elle l'habitude. Asher ne connaissait que trop bien cette façon de faire, mais les signes ne trompaient pas, encore moins le regard de la jeune femme qui semblait plus distant et son sourire qui s'effaçait peu à peu malgré l'innocence qu'elle laissait paraître dans ses propos. L'ancien soldat qui continuait à tenir son regard, ne se démonta point et réitéra son questionnement, certain d'être sur une piste.  « - Vous savez de quoi je parle ! » Elle faisait bonne figure, mais son regard la trahissait déjà. De ce fait, il était tout bonnement inutile de chercher à noyer le poisson. Asher avait compris et tout d'un coup, il se rappela de quelques éléments délivrés de ça de là par Elizabeth lors de la visite.

« Il existe une aile à laquelle vous n'aurez pas excès ! »

« - A vous entendre, j'ai l'impression que très peu de chose me seront accessibles »

« Ne plaisantez pas ! Le danger est réel Asher »

« - J'ai le droit d'en savoir plus ou c'est classé confidentiel ? »

« Il y a des personnes isolées que se trouvent dans cette aille. C'est tout ce que je peux vous dire »

L'existence de cette aille lui revint en mémoire. Le caractère confidentiel du lieu ne faisait que le rendre plus attrayant encore. Mais se pouvait-il que les personnes qui se trouvent dans cette aille, y soient de leur plein grès ? Que pouvait-il bien se passer là-bas, dans cette partie inaccessible au commun des mortels ? L'état de Kassandra, lors de leur premier échange ne présageait rien de bon si l'hypothèse d'Asher s'avérait exacte. Cet enfer qu'elle cherchait à fuir serait donc le Centre. Mais dans quoi, avait-il donc mis les pieds ? Par fierté, il ne laissa rien paraître de son trouble et puis à ce stade nous n'en étions qu'aux suppositions, rien de bien grandiloquent en termes de révélation, mieux valait rester prudent. « - Oui, j'y travaille ! » lança-t-il sans aucune fierté. « - Je ne suis pas un danger si c'est ce que vous vous dites. » Il espérait ainsi capter à nouveau son regard enfouis dans son mug de thé. « - Ces marques dans votre dos, ça vient de là-bas n'est-ce pas ? Vous étiez dans l'aile interdite avec d'autres personnes ? » Il aurait voulu se taire, voir même se frapper s'il le pouvait, mais de toute évidence sa curiosité lui faisait défaut. « - Ecoutez, je viens d'arriver, je ne suis pas au fait de tout ce qui se passe là-bas, mais je ne doute pas qu'il s'y passe des choses. Je n'irais pas vous balancez si c'est ce qui vous effraie le plus. J'ai bon nombre de défauts, mais pas celui-là. J'ai besoin de savoir, autant que vous, j'imagine, si j'ai mis les pieds en enfer ! »

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MessageSujet: Re: Il n'est point de bonheur sans liberté.   Mer 1 Nov - 21:16



Il n'est point de bonheur sans liberté

Bien qu’elle s’estimait heureuse de la chance qu’elle avait que cet inconnu ne soit pas un fou qu’il l’aurait flinguée pour avoir osé s’incruster dans son pick-up sans permission, et qu’il ait été assez généreux pour l’inviter à passer la nuit chez lui pour lui éviter d’être détrempée par la pluie battante, à présent Kassandra se sentait mal à l’aise malgré la douce chaleur de la tasse thé salvatrice qu’elle tenait entre ses mains. Asher semblait être un expert pour déjouer les tentatives de détournement de sujet et de camouflage de sentiments. Malgré la « formation » qu’elle avait eue au Centre, Kassie se sentait impuissante face à cet homme qui paraissait lire en elle comme dans un livre. Comment faisait-il ? Etait-il mentaliste ? Pourtant, la jeune femme faisait tout pour faire taire les signes qui pourraient éventuellement la trahir. Son regard restait fixé dans celui de son interlocuteur sans s’en détourner lorsqu’elle parlait, quand elle souriait elle le faisait vraiment, marquant les petits plis au coin des yeux qui attestait de la véracité de ce sourire, elle tachait de maîtriser les tremblements de sa voix et même son rythme cardiaque. Alors comment Ash faisait-il pour déceler chez elle les signes qui montraient qu’elle mentait alors qu’elle avait déjà pu tromper un détecteur de mensonges ? La petite brune se sentait prise au piège, il n’y avait pas d’autre mot pour décrire son sentiment en cet instant précis.
Alors qu’Asher insistait, appuyant sur le fait qu’il savait qu’elle savait de quoi il parlait, l’esprit de la jeune femme se vida complètement, ses pensées désertèrent sa tête, elle le regardait, tout simplement, droit dans les yeux, sans pouvoir rien répondre. Puis, elle prit une grande inspiration, se demanda si ce serait la dernière qu’elle prendrait à l’extérieur avant qu’il ne contacte les personnes du Centre pour la ramener là-bas. Il attesta y travailler, ce qui ne la rassura pas. Elle se sentait si mal qu’à présent ses yeux fixaient le fond de sa tasse de thé. Puis, il lui déclara qu’il n’était pas un danger. Comment pouvait-il en être aussi sûr ? Elle poussa un soupir silencieux en relevant ses prunelles vers lui.

-Vous donnez des cours à des gamins là-bas ? C’est ce que vous avez dit.

Elle essayait de relier les pièces du puzzle. Cela lui paraissait absurde que les jeunes caméléons profitent de cours d’autodéfense et autres sports de combats. Alors quels gamins ? Elle se rappelait, lors de sa courses dans les couloirs délestés de lumières quelques heures auparavant, avoir repéré des panneaux indiquant l’aile d’un certain institut, l’institut Catherine Parker. Kassie n’en avait jamais entendu parler. Elle avait connaissance des différents laboratoires scientifiques et médicaux, mais pas d’un institut spécialisé. Est-ce que c’était là, le siège du travail d’Asher ? Elle n’eut pas le temps d’avancer sa réflexion qu’il parla des marques dans son dos. Elle qui faisait tout pour oublier ce genre de moments… Elle secoua la tête frénétiquement.

-N’importe quoi, qu’est-ce que vous allez chercher ?
Répondit-elle du tac au tac telle une enfant.

Elle se souvenait du visage effrayant de Mr Raines qui, menaçant, lui intimait l’ordre de se taire, que si Stan l’apprenait, ça irait mal aussi bien pour l’un que pour l’autre. Et son précepteur était la personne en qui elle avait le plus confiance, il était son repère dans cet Enfer qu’était le Centre, elle ne lui voulait aucun mal et surtout, elle ne voulait pas le perdre. Que serait-elle sans lui ? Il était celui qui se rapprochait le plus d’une figure paternelle, même s’il était parfois exigent, un peu trop, avec elle. Mais il n’était jamais méchant et elle sentait en lui une certaine souffrance. Néanmoins, son besoin de liberté avait été plus fort que sa peur de le décevoir, et elle avait enfin mis son plan d’évasion à exécution.

Asher évoqua une « aile interdite ». Finalement, il en savait plus que ce qu’elle croyait, mais il semblait en même temps ignorer tant de choses… En réalité, il ignorait l’essentiel. Il en savait à la fois trop et pas assez. Trop pour être en sécurité, pas assez pour appréhender l’horreur de ce qui se passait réellement.

-Qui vous a parlé de ... ça ?

Ash était intelligent, elle le voyait. Il avait compris qu’il se passait des choses pas très nettes et il semblait vouloir savoir. Pourtant, c’était dangereux.

-Ecoutez Asher, vous avez l’air d’être quelqu’un de bien, je le vois dans vos yeux. Vous ne devriez pas poser autant de questions, vous allez vous attirer des ennuis.

La caméléone était rassurée sur une chose, il ne la ramènerait pas là-bas. Mais elle sentait qu’il insisterait jusqu’à avoir les réponses à ses questions. Et elle avait peur, terriblement peur. Peur de se faire attraper et d’y retourner pour toujours, peur que lui n’en sache trop et que sa vie soit en danger, peur tout simplement que si elle lui disait la vérité il ne la prenne pour une folle. Mettre des mots sur ces horreurs était déjà très difficile, alors si en plus il ne la croyait pas, cela aurait été un déchirement pour rien.

-Je ne sais pas à quoi ressemblent les autres Enfers de cette terre, mais celui-ci est particulier… accepta-t-elle de concéder en fuyant son regard au profit de la fenêtre dont les gouttes de pluie parsemaient la vitre. Je vous en prie, ne leur posez pas de questions. Vous ne vous en porterez que mieux. Ignorez tout, faites ce pour quoi l’on vous paie, du moment que c’est légal et que votre conscience vous y autorise, ou mieux, allez travailler ailleurs. C’est tout ce que je peux vous conseiller. C’est le meilleur que je vous souhaite.


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MessageSujet: Re: Il n'est point de bonheur sans liberté.   Dim 5 Nov - 16:04



Il n'est point de bonheur sans liberté


Plus le temps passait et plus la demoiselle lui paraissait intrigante. Bercée de mystère, elle était semblable à une énigme que l'on cherche à résoudre afin de donner plus d'ampleur à ce désir de familiarité. Oui Asher voulait en savoir plus sur elle, plus que ce qu'elle consentait à lui offrir. Quelque chose dans son regard laissait paraître une détresse qu'il ne connaissait que trop bien. Et la vision de toutes ces marques sur son corps étanchèrent sa soif de curiosité. De tous les défauts, la curiosité est certainement celui qui peut nous apporter le plus d'ennuis. Mais délesté de la peur, car étranger à la douleur, Asher se risqua à quelques questions sur le Centre. Oui, ces lieux bercés par les innovations et les secrets, étaient le genre d'endroit où tout pouvait se passer, où les rumeurs étaient légions et mystères quotidiens. Il savait avant même de l'entendre de la bouche de Kassandra, qu'il avait mis un pied en enfer. Et puisqu'ils étaient dans le vif du sujet, l'enseignant en profita pour poser tout un tas de questions, mais il n'omit toutefois pas de faire comprendre à son invitée, qu'elle n'avait rien à craindre de lui et il était sincère, il n'avait aucunement l'intention de la livrer. Elle était désormais son petit secret et dans ce domaine, Asher Collins peut aisément se montrer mué comme une carpe.

« - Oui, je donne des cours de défense et de combats à ces têtes d'ampoules. Au sein de l'Institut Catherine Parker ! » déclara-t-il sans rien cacher à la demoiselle qui venait de lui poser la question. « - Je suis sûr que c'est l'un des trucs qu'ils vantent sur leur site internet ! Comme une espèce de vitrine, je suppose que ça fait écran de fumée ! » À présent, il étayait à voix haute ses suppositions, encore une fois sans prendre la moindre pincette et c'est ainsi qu'il procéda en évoquant les marques présentes dans le dos de Kassandra qui secoua la tête frénétiquement et répondit sur l'instant avec tout autant de frénésie. « - Vous êtes une mauvaise menteuse Kassandra. J'en déduis que je suis dans le vrai ! Pour ce qui est de l'aile interdite, ce n'est qu'une déduction. C'est Elizabeth Fitzgerald qui est venue me chercher et qui m'emploie. Elle n'est pas très avare en détails et m'a communiqué le minimum d'informations concernant le Centre. Certes, je ne suis pas une tête d'ampoule, mais je ne suis pas non plus un crétin fini. Mes sens sont en éveil, je vois des choses, j'en entends, je les perçois. J'étais un soldat dans une autre vie. On nous apprend à survivre en milieux hostiles. Et rien de mieux que l'observation pour cela. J'ai toujours été très doué pour observer les gens, vous savez ! »

Mais plus que la quête de vérité, Kassandra s'inquiétait des éventuelles découvertes de son interlocuteur et n'hésita pas à le faire savoir tout en ne manquant pas de lui faire entendre quelque chose qui lui déplaisait fortement et qu'il contesta sans attendre. « -Non je ne suis pas quelqu'un de bien, mes yeux vous trahissent, c'est évident. Et là c'est vous qui vous vous trahissez en me conseillant de mettre un terme à mes questionnements. Je ne suis pas là sans raison. Mrs Fitzgerald l'a dit elle-même, je suis son cheval de Troie. C'est bien pour une raison non ? Elle veut détruire le Centre de l'intérieur, c'est évident ! » La demoiselle en confiance continuait cependant à laisser la peur s'immiscer dans son regard. Un constat qui toucha l'ancien soldat sans qu'il ne s'y attende le moins du monde. « -Alors nous sommes deux à connaître l'enfer Kassandra. » Il se leva de son fauteuil avec mille et une précaution avant de venir s'asseoir près d'elle. « -Je suis un cheval de Troie ! Si elle m'a choisi c'est pour détruire les lieux. Et si quelqu'un en vient à de telles extrémités c'est pour de bonnes raisons. Et puis je ne saurais me m'expliquer mais j'ai l'impression de connaître ces lieux, alors qu'à ma connaissance c'est la première fois que je viens dans le coin. Vous devez certainement me prendre pour un fou n'est-ce pas ? »

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MessageSujet: Re: Il n'est point de bonheur sans liberté.   Mar 7 Nov - 10:46



Il n'est point de bonheur sans liberté

Kassandra éprouvait soudain une furieuse envie de fuir, de fuir encore plus loin. Asher était un paradoxe à lui tout seul, il l’intriguait mais également l’effrayait. Sa personnalité suscitait des tonnes de questions dans l’esprit de la jeune femme qui était curieuse de connaître le mode de vie des personne « du dehors ». Mais d’un autre côté, les questions que Ash posaient lui faisaient peur. Il semblait en savoir trop, ou pas assez, mais ce pas « pas assez » était dangereux parce qu’il suscitait chez lui le besoin d’en apprendre plus. Kassie le comprenait, elle était pareille, il fallait qu’elle sache toujours tout sans quoi, elle ne s’arrêtait pas de cogiter sur le sujet en question. Mais là, c’était trop, trop énorme, trop dangereux. Cet homme ne pensait pas à mal, elle le voyait bien, mais il allait inexorablement s’attirer des ennuis à ainsi vouloir déterrer ce qui était si profondément enfoui dans les sou-sols du Centre. Sans le savoir sans doute, il éclairait aussi sa lanterne. Il avait cité le nom que la fugitive avait lu dans les couloirs assombris. L’institut Catherine Parker, du nom de la regrettée épouse du mystérieux Mr Parker. Ash évoqua aussi le site internet du Centre. Aussitôt qu’elle le pourrait, Kassandra devait impérativement savoir de quoi il retournait, il lui faudrait faire des recherches pour essayer de trouver comment faire sortir les autres de cet Enfer, de faire révéler la vérité au grand jour. Il avait vu les marques dans son dos, des stigmates qu’elle avait presque oubliées. Il fallait dire que la jeune femme était loin de passer le plus clair de son temps à se regarder dans le miroir, d’ailleurs elle n’en avait pas. Par contre, chaque traitement qui avait engendré une marque désormais indélébile, elle s’en rappelait et le fait qu’Asher évoque ces cicatrice lui fit comme un électrochoc. Elle ne voulait plus repenser à ça. C’était déjà suffisamment humiliant sur le moment, inutile d’en rajouter une couche. Le propriétaire des lieux la traita de mauvaise menteuse, ce qui était vrai. Et il l’appela même par son prénom complet alors qu’elle ne lui avait donné que son diminutif. Il avait l’esprit vif et c’était désormais trop tard pour essayer de lui cacher quoi que ce soit. Kassie se sentait prise au piège, d’où son envie de partir en courant. Plus jamais elle ne voulait avoir cette impression.

Lorsqu’Asher évoqua le nom de Fitzgerald, la caméléone ouvrit de grands yeux, ne pouvant camoufler ses réticences. Cette femme était comme les autres, peut-être même pire. Elle ne l’avait vue qu’une seule fois, peu de temps après son arrivée, mais avait maintes fois entendu son nom. Elle était haut placée, elle faisait peur, elle était comme les autres. Kassandra retenait sa respiration en écoutant Ash parler. C’était Fiona qui l’avait embauché, comment pouvait-il lui faire confiance ? Elle apprit néanmoins quelques bribes d’informations sur Asher, comme le fait qu’il avait été soldat. Cela expliquait bien des choses. Complètement crispée, la brunette se contenta de hocher la tête. Oui, il était doué pour observer et en tirer des déductions. Il savait aussi peut-être survivre en milieu hostile, mais ce milieu-là était bien différent que tout ce qu’il avait pu voir dans sa carrière de soldat, Kassandra en était sure et certaine. Elle ferma les yeux quelques secondes, l’écoutant reprendre la parole. Elle ne supportait plus d’entendre le nom de Fitzgerald, d’ailleurs aucun nom provenant du personnel du Centre.

-Vous voudriez me faire croire que vous n’êtes pas quelqu’un de bien ? Pourtant vous m’avez abritée de la pluie, vous m’avez prêté un pull sec, vous m’avez fait un thé, alors que je suis montée sans permission dans votre voiture. Vous étiez en droit de me jeter dehors sans ménagement, mais vous ne l’avez pas fait. Vous êtes quelqu’un de bien, vous êtes généreux même si vous vous cachez derrière votre côté bourru de soldat. Et les personnes comme vous malheureusement en voulant bien faire, risque de se faire manipuler. Méfiez-vous de Fiona Fitzgerald, elle ne vaut pas mieux que les autres, c’est évident. Méfiez-vous de tout le monde.


Cette femme essayait de faire croire à Ash qu’elle voulait détruire le Centre de l’intérieur, mais Kassandra avait bien du mal à y croire. Elle regarda son interlocuteur rapprocher son fauteuil d’elle. Elle était méfiante mais de toute façon elle ne pouvait rien faire. Il disait connaître l’enfer lui aussi. Elle le regarda avec compassion.

-Qu’est-ce qu’on vous a fait ? Murmura-t-elle.

Il disait avoir l’impression de connaître les lieux alors qu’il n’était jamais venu. C’était possible, avec ceux du Centre, tout était possible.

-Vous... pensez qu’on vous aurait peut-être déjà fait venir puis fait oublier ?

Kassandra connaissait très bien ces méthodes de lavage de cerveau, d’ailleurs elle en avait fait les frais. Et elle savait que les soldats étaient parfois confrontés à de troubles situations comme celles-ci. Sa curiosité était poussée à son paroxysme désormais et elle ne détachait plus son regard des yeux azur d’Asher.

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Asher Collins
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MessageSujet: Re: Il n'est point de bonheur sans liberté.   Dim 19 Nov - 22:23



Il n'est point de bonheur sans liberté


Lorsqu'il évoqua Elizabeth Fitzgerald pour la toute première fois, Asher Collins comprit bien malgré lui, que l'une des rares personne en qui il pouvait avoir confiance, était loin d'être aussi irréprochable que ça. Le regard de Kassandra en disait long sur ce qu'elle ressentait vis-à-vis de l'une des têtes pensantes de la Tour. Kassadra hochait la tête, mais n'en demeurait pas moins crispée à l'idée de savoir que Mrs Fitzgerald était derrière tout ça. L'ancien soldat continua cependant à délivrer quelques bribes d'informations tout en se dévalorisant. Une pratique dans laquelle il était passé maître au vu de son débit intarissable. Mais c'était sans compter sur son interlocutrice, qui elle aussi savait trouver les mots. Intrigué, l'homme posa sur elle un regard teinté d'une douceur réservée à de rares privilégiés. Sans trop savoir pourquoi, il délesta son verre et s'approcha d'elle pour prendre place sur le canapé. « - Personne ne m'avait jamais dit ce genre de choses avant » Il approcha une main hésitante et la posa sur la joue de la jeune caméléon. « - J'ai presque envie de vous croire en vous entendant me dire que je suis quelqu'un de bien, que je suis généreux. » Il lui caressa la joue avec douceur et se permit de lui sourire « - Personne ne me manipulera tout comme personne ne vous fera plus le moindre mal. » Sans la connaître, il savait qu'il n'avait nullement besoin de se méfier d'elle. Il la regardait avec humanité, la toucher avec douceur, il n'était plus le même et il avait suffi d'un regard pour qu'elle le perce à jour et lise en lui comme on lit dans un livre ouvert.

« - J'ai vécu l'enfer, mais je n'en ai pas le moindre souvenir. Enfin si. Disons que pour commencer, j'ignore à peu près tout de mon passé. Je ne sais pas quand j'ai poussé mes premiers cris, j'ignore où je suis né, qui était mes parents, le nom, leur prénom. J'ai passé quelques années en foyer. Je ne saurais dire combien. Vous savez, c'est comme une télé mal réglée. Parfois, il m'arrive d'avoir des bribes de souvenirs, mais jamais assez pour reconstituer le puzzle. Et j'ai toujours cette impression horrible de me noyer quoique je fasse. Enfin bref, j'ai vécu en foyer, puis j'ai fait n'importe quoi. Il m'aura fallu la perte d'un être cher pour comprendre que je n'étais pas sur la bonne pente. Par la suite, je me suis engagé pour servir notre pays et me sentir utile. J'ai grimpé les échelons jusqu'à passer les tests de sélection pour entrer dans la Navy Seal. C'était difficile, ces gars-là ne sont pas des tapettes ça, c'est sûr ! Mais je me suis accroché et je suis parvenu à décrocher mon diplôme. Mais au fond de moi, je continuais à me sentir seul. Je n'avais personne avec qui partagé cette fierté. En 2003, deux ans après le 11 septembre, j'ai été envoyé au Moyen-Orient. Nous devions détruire les forces rebelles et les terroristes. L'un de nos hélicos, victime de tir de rocket s'est écrasé. On nous a ordonné de laisser tomber, qu'il n'y avait probablement pas de survivants. Je n'en ai fait qu'à ma tête. « Leave no man behind », c'était la devise de notre unité. Je n'ai pas réfléchi et avec mes hommes nous nous sommes rendu dans le village voisin pour sauver les survivants. »

Asher se tue aussitôt, le souvenir malgré les années passées, n'en demeurait que plus vivace. Il se revoyait foncer dans la gueule du loup et y conduire toute son unité. Tous se sont par la suite fait capturer par les rebelles qui ne les ont pas épargnés. « - Les rebelles nous sont tombés dessus et nous ont tenu captif des jours peut être même des semaines. Ils nous ont torturés encore et encore. Toute mon unité y est passée, sauf moi. C'est vrai que ce n'est pas tout le monde qui peut prétendre souffrir d'une algoataraxie. Les gars m'appelaient Painless d'ailleurs » Un léger sourire illumina son visage avant de totalement disparaître en reprenant le fil de son récit. « - Comme ils n'arriveraient pas à me faire souffrir, les rebelles ne manquaient pas d'imagination. Un jour, ils m'ont enfermé dans un caisson plein d'eau. Et pour la première fois de ma vie, j'ai vraiment eu peur. À mon retour, les médecins m'ont découvert une aquaphobie tardive. Je crois que je l'ai toujours eu. Ah oui et les toubibs ont aussi découvert ma maladie. Les têtes brûlées de mon genre sont trop dangereuses, ils avaient là le bon prétexte pour me révoquer. Après, je vous épargne les détails, ce n'est pas très jojo. Je crois être alcoolique et accro à la naloxone. » Une fois encore, il marqua un long silence afin de reprendre le fil de son histoire. « -Je n'aspirais à rien jusqu'alors puis cette femme est venue me voir avant de transmettre le relais à Fitzgerald. Je ne saurais vous dire comment et pourquoi, mais en plus de sa douceur, j'ai été frappé par une espèce de familiarité. Elle semblait si triste, comme vous. Elle aussi m'a promis des réponses et j'ai envie de la croire. J'ai besoin de réponse, vous comprenez ? Il me faut les pièces manquantes pour compléter le puzzle. Je me raccroche à ça pour ne pas sombrer définitivement et aussi pour combler un manque qui est en moi depuis toujours. Peut-être qu'en ayant des réponses sur mon passé, je me délivrerais de tout ça. Qu'est-ce que vous en dites ? »

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MessageSujet: Re: Il n'est point de bonheur sans liberté.   Mer 22 Nov - 10:12



Il n'est point de bonheur sans liberté

Asher n’avait probablement aucune idée de ce dans quoi il s’embarquait en acceptant de travailler pour le Centre. Même si l’homme était loin d’être né de la dernière pluie et se doutait que l’organisme était loin de n’avoir rien à se reprocher, il était forcément à des lieues à la ronde de la vérité. Mais il creusait, il voulait savoir, et c’était dangereux. Il était toujours plus dangereux d’en savoir trop.
Kassandra était du genre à dire ce qu’elle pensait, ça s’était souvent retourné contre elle d’ailleurs, mais ici, avec Ash, elle sentait qu’elle pouvait parler librement, surtout pour lui dire des mots que visiblement personne ne lui avait dit. Pourtant, c’était vrai, cet homme était quelqu’un de bien, la jeune femme pouvait le lire dans ses yeux, elle l’avait constaté de par ses actions et du coup, elle ne s’était pas privée pour le lui dire, sans filtre. Lui qui avait d’abord nié, s’était bien vu obligé de reconnaître que personne ne lui avait dit ce genre de chose auparavant. Etonnée, Kassie secoua la tête doucement.

-Ce n’est pas normal, je trouve.

Elle fut surprise qu’il pose une main sur sa joue, mais ce contact chaleureux était agréable. Personne n’avait, depuis son arrivée au Centre, eut la moindre marque d’affection envers elle. Elle avait du mal à se rappeler ses parents qui pourtant, elle en était sure, l’avaient aimée, beaucoup. Un petit sourire se dessina sur ses lèvres en sentant la chaleur de sa peau contre sa joue. Ce geste ne faisait qu’accentuer ce qu’elle pensait : Asher Collins était un homme bon, qui se cachait derrière une carapace, probablement pour se protéger. Il semblait si sûr de lui, sûr qu’il ne serait pas manipulé, sûr que personne ne s’en prendrait plus à elle. Il n’en savait rien.

-J’ai bien envie de vous croire, vraiment, mais personne ne lit l’avenir, Asher.

Elle voulait en savoir plus sur lui, il la troublait, l’intriguait. Et comme s’il avait entendu ses pensées, l’homme se livra un peu sur lui et sur son passé. Et quel passé ! Du moins le passé récent, puisqu’il expliqua ne pas se rappeler au-delà d’une certaine période. Comme elle ! Lui non plus ne savait plus qui étaient ses parents, ses origines… C’était difficile à vivre, elle en savait quelque chose. Il parla de son expérience dans l’armée. Cet homme était un héros, bien que les choses aient mal tourné. Il voulait bien faire. La compassion se lisait dans le regard de Kassandra, le pauvre, il avait dû tellement souffrir, c’était horrible tout ce qui lui était arrivé. Il lui parla de son problème médical, l’algoataraxie.

-Insensibilité congénitale à la douleur, murmura-t-elle.


Et il avait été torturé, encore. Asher avait souffert, bien plus que la plupart des êtres humains, la caméléone en était sure. Pourquoi les humains s’infligeaient-ils autant de souffrance ? Comment des humains pouvaient-ils faire sciemment autant de mal à leurs congénères ? La petite brune n’avait pas à comprendre ce phénomène. Cela n’arrivait nulle part ailleurs dans le règne animal, seuls les humains faisaient ce genre d’horreurs. Il en vint finalement à expliquer comment il en était arrivé à rencontrer Mme Fitzgerald. Le regard de Kassandra devint fuyant. Chaque nom lié au Centre lui donnait froid dans le dos. Elle venait tout juste d’en sortir, elle n’était pas encore prête à s’en « rapprocher », elle ne le serait probablement jamais.

-Sa douceur ? Ne put-elle s’empêcher de répéter avec sarcasme.

Elle pouvait comprendre le besoin vital de réponse qu’éprouvait Asher, mais certaines choses lui paraissaient invraisemblables.

-Ecoutez, si quelqu’un comprend que vous ayez besoin de comprendre et connaître votre passé, c’est bien moi, je vous assure. Mais ne pensez-vous pas que cette femme peut vous mentir ? Si elle était si bienveillante, pourquoi vous ferait-elle du chantage ? Puisque c’est bien de cela qu’il s’agit, soit vous travaillez pour elle et elle vous lâche au compte-goutte quelques info, soit rien du tout. Quelqu’un qui vous voudrait réellement du bien vous dirait ce qu’elle sait de vous sans contrepartie. Ce que j’en dis, c’est qu’il ne faut pas s’approcher de cet endroit.

Elle en avait des frissons rien que d’imaginer qu’un jour on puisse la ramener là-bas. Elle trouva néanmoins la force de recroiser son regard à nouveau.

-Vous me prenez pour une folle, c’est ça ?

S'il savait tout ce qu'elle avait vécu. Les traces dans son dos n'étaient que la partie supérieure de l'iceberg.

-Ceux qui travaillent là-bas sont tous les mêmes. Des preuves, ils pourraient en avoir très facilement. S'ils ne révèlent rien, c'est bien que ça les arrange. Une question d'argent, sans doute, je ne sais pas, ou l'ambition scientifique peut-être pour certains, mais c'est facile de fermer les yeux, apparemment.

Elle pensait à Adora Kindness, cette femme était surement la plus flippante de toutes. Et Stan, qui pourtant avait toujours été bienveillant avec elle. Lui qui se rapprochait le plus d'un père, il n'avait jamais rien fait pour l'aider à sortir de ce calvaire. Il la faisait travailler sans relâche, bien sûr s'assurant toujours que sa santé ne soit pas mise en danger, mais il lui avait menti aussi depuis le début, promettant qu'elle reverrait ses parents, allant même jusqu'à lui donner de fausses lettres. Comment faire confiance à quelqu'un du Centre après ça ? Kassandra avait même fait une crise d'hypothermie une fois en pensant que si elle parvenait à résoudre le problème de cette affaire, il la laisserait les revoir. A cette époque, sa naïveté était encore présente. Elle s'était bien vite rendu compte qu'elle ne parviendrait jamais à obtenir ce qu'elle demandait.

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MessageSujet: Re: Il n'est point de bonheur sans liberté.   Hier à 21:40



Il n'est point de bonheur sans liberté


Le contact, la chose la plus basique pour un être humain. Cet appel au rapprochement, ce besoin presque vital d'une proximité avec un autre être, Asher ne l'avait jamais réellement appréhendé, sauf bien sûr pour assouvir quelques pulsions elles-mêmes inhérentes à l'être humain. Il ne comptait plus ses coups d'un soir, une vraie collection, un affront pour les néophytes. S'il avait besoin de s'envoyer en l'air, il le faisait sans se poser de questions et si par mégarde la demoiselle s'attachait, il ne prenait pas de pincettes pour lui faire connaître la nature de ses non-sentiments. Insensible à la douleur, le militaire c'était ainsi forgé une carapace, demeurant aux yeux des belles plantes, une muraille infranchissable. Et puis c'était tellement plus simple de passer pour un gros connard. Personne ne vous approche de trop prêt, nul besoin de sociabiliser, de s'attacher, de souffrir. La vie d'Ash étant une succession de merde, de péripéties, toutes convergeant vers des drames, il ne voulait prendre aucun risque. Et puis la solitude, ce n'était pas si mal ! Mais voilà, la vie n'est pas un éternel recommencement et parfois, blasée de se montrer trop cruelle, elle se réserve le droit de vous faire un cadeau. La main posée sur le visage de Kassandra, le colosse aux yeux d'azur perdait de sa superbe d'enfoiré. La demoiselle le voyait sans filtre, sans carapace, sans tout l'attirail de l'asocial. Elle ne trichait pas elle non plus, ce qui rendait l'approche encore plus déconcertante.

Plus le geste de douceur laissa place à des mots certes moins chaleureux et lourd de sens de part leur véracité. Jamais encore Asher ne s'était livré de la sorte. Il en était d'ailleurs tout chambouler le pauvre. Kassandra l'écoutait sans juger, avec attention, mais sans trop d'avidité sur les détails. Puis elle apportait ses connaissances et toute évidence, elle en avait beaucoup. « - Wow, vous venez de donner la définition exacte de l'algoataraxie. Vous êtes comme ces gamins dont je dois m'occuper c'est ça ? Un génie ? » Puis il continua jusqu'à évoquer sa rencontre avec Elisabeth Fitzgerald d'une part et la première avec une femme dont il ignorait tout jusqu'au nom. Cependant, elle était douce, bien plus que pouvait l'être Mrs Fitzgerald. D'ailleurs Kassandra laissa entendre tout un argumentaire à la décharge de la blonde, toujours vêtue de noir et fumant comme un pompier. « -Attendez Kassandra ! Je crois qu'il y a une méprise. Je commence à comprendre qui sont les opposants et qui sont les adjuvants. Et pour ce qui est de la douceur, je ne parlais pas d'Elisabeth Fitzgerald c'est évident. Cette femme est aussi froide qu'un iceberg. Non, avant de la rencontrer, une femme s'est présentée à moi. C'est de sa douceur dont il est question. Elle semblait si triste et ne m'as aucunement fait du chantage. Elle a bien évidemment évoqué ma rencontre future avec la mère Fitzgerald, mais rien de plus. » Il se tue l'espace d'un instant, se demandant s'il n'en disait pas trop à cette parfaire inconnue. Mais le doute s'il était réel, ne pouvait persister lorsque l'ancien soldat plongeait son regard dans celui de Kassandra. Les menteurs il savait les débusquer, le solitaire qu'il était n'en demeurait pas moins un très bon observateur du genre humain et la demoiselle qui lui faisait face appartenait à une toute autre espèce c'était évident.

« - Si je vous prends pour une folle, qu'en est-il de vous à mon encontre ! Vous êtes…fascinante Kassandra, mais pas folle c'est évident. Je ne saurais dire pourquoi, mais j'ai envie de vous croire, mais plus encore, j'ai envie de vous promettre que plus personne ne vous fera le moindre mal. Parce que je le vois dans votre regard, dans votre façon d'être. On vous a fait du mal, beaucoup de mal » Il se rapprocha un peu plus « - N'ayez crainte ! » Il l'enlaça progressivement « -C'est ce que les êtres humains normaux font pour se rassurer. Je ne sais pas si ça marche ! » Jamais encore, Aster Collins ne s'était montré sous un tel visage, lui-même se surprit à faire preuve d'autant de douceur, sans pour autant être dérangé par cette initiative. « - Je vais vous laissez mon lit d'accord ? C'est beaucoup plus confortable et je pense que vous avez besoin d'une bonne nuit de sommeil ! »

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